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Pour Marion Maréchal, la violence de l’ultradroite est « dérisoire »

Capture d’écran BFM TV

La vice-présidente exécutive du parti Reconquête ! balaie d’un revers de la main la menace venue de l’ultradroite, et pointe du doigt l’ultragauche.

Circulez, il n’y a rien à voir. Invitée de BFMTV ce vendredi 19 mai, Marion Maréchal a réfuté ce vendredi 19 mai l’existence d’une menace venant de l’ultradroite, la considérant comme « dérisoire ». La petite-fille de Jean-Marie et nièce de Marine Le Pen a également dénoncé une « une tentative de détournement des sujets » par le gouvernement.

« Je pense que la seule menace qui continue d’exister dans ce pays de manière structurelle et d’un point de vue statistique, c’est la violence d’extrême gauche », a ainsi affirmé l’ancienne députée du Vaucluse, interrogée par Benjamin Duhamel sur un thème de plus en plus présent dans l’actualité.

Le 9 mai dernier, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a en effet diffusé une circulaire aux préfets, qui visait à interdire plusieurs « manifestations et rassemblements de l’ultradroite ». Une consigne prise en réaction à la polémique suscitée par une manifestation d’extrême droite où de nombreux symboles suprémacistes et néonazis ont été vus le samedi 6 mai à Paris. Des militants, souvent masqués, avaient notamment exhibé des drapeaux marqués de la croix celtique, déclenchant une vive polémique.

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« Je ne vais pas participer à la mascarade à laquelle j’assiste depuis dix jours de la part du gouvernement et de la gauche qui essaient de nous expliquer que la seule menace dans ce pays c’est une pseudo-menace fasciste ou d’ultradroite, » s’est agacée l’ancienne élue.

« Je ne participerai pas à cette mascarade »

Une rupture, encore, avec sa tante Marine Le Pen, qui avait, elle, utilisé l’événement pour s’en prendre au gouvernement. « En République, on ne manifeste pas masqué et en uniforme. Et je considère que ces provocations ne peuvent pas être tolérées, quel que soit le camp de ces provocations. C’est inadmissible », avait-elle lancé sur Sud Radio. « Si le gouvernement faisait respecter la loi, nous ne serions pas là en train d’en parler ce matin. »

Mardi 16 mai, un défilé nationaliste nocturne non déclaré a eu lieu à Annecy, certains manifestants défilant cagoulés, et scandant des slogans d’extrême droite. Les images diffusées sur les réseaux sociaux montrent les montrent entonner le slogan néofasciste « Europe, jeunesse, révolution » ou encore le chant nationaliste des Lansquenets.

Interrogée sur ce rassemblement, Marion Maréchal a évoqué « des images désagréables », et immédiatement tenté de minimiser le phénomène. « On parle d’une quarantaine de personnes qui ont défilé une trentaine de minutes. Il va y avoir une enquête parce que la manifestation n’a pas été autorisée, donc la justice suivra son cours », a-t-elle fait valoir.

Une recrudescence de la violence d’ultradroite

En France, la violence de l’ultradroite est loin d’être anecdotique. Le 3 avril dernier, à l’occasion d’un débat sur la menace terroriste d’extrême droite, Jean-François Carenco, ministre des Outre-mer placé sous la tutelle du ministre de l’Intérieur, a confirmé une recrudescence de cette menace : « Une violence d’extrême droite refait surface, a-t-il expliqué. Ces idéologies ne sont pas mortes, elles semblent même particulièrement vivantes sur notre territoire. »

Selon le dernier rapport annuel d’Europol, en 2021, près de 45 % des arrestations réalisées dans le cadre d’affaires liées au terrorisme d’extrême droite en Europe ont eu lieu en France. Près de 1 500 personnes appartiendraient aux groupuscules d’ultradroite en France.

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