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Marine Le Pen et Éric Zemmour ont choisi les mêmes sujets pour leurs rentrées respectives, mais…

Marine Le Pen et Éric Zemmour lors de leurs rentrées politiques respectives ce 10 septembre.
AFP

POLITIQUE - Même jour, mêmes thèmes, mêmes ambitions. Deux ex-candidats à la présidentielle ont fait leur rentrée ce dimanche 10 septembre : Marine Le Pen dans le Pas-de-Calais et Éric Zemmour depuis les Alpes-de-Haute-Provence. Au nord comme au sud, les discours des deux personnalités les plus à droite de la sphère politique se sont fait écho… ou presque.

Tradition oblige, la présidente des députés Rassemblement national a mis un terme à ses vacances depuis la ville d’Hénin-Beaumont quand Éric Zemmour a choisi Gréoux-les-Bains. La première s’est exprimée en fin de matinée, le second en début d’après-midi. Et tous les deux ont abordé les mêmes sujets : l’immigration, thème phare pour les deux partis et sur lequel ils s’accordent, mais aussi l’éducation, le pouvoir d’achat et les européennes. Avec des similitudes mais aussi des différences.

L’éducation et l’interdiction de l’abaya

Les deux ex-candidats à l’Élysée ont choisi d’ouvrir leur discours sur l’éducation. Et, alors que la rentrée scolaire a été marquée par l’interdiction de l’abaya dans les établissements, Marine Le Pen comme Éric Zemmour pouvaient difficilement critiquer une décision qui correspond à leurs propositions. Néanmoins, chacun a évoqué le sujet à sa manière.

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Marine Le Pen a presque relégué l’abaya au dernier rang de son volet éducation, préférant évoquer la promesse – non-tenue – du gouvernement d’un professeur devant chaque classe et le Pacte enseignant, une « entourloupe ». Puis, enfin : « Permettez-moi de passer rapidement sur le sujet de l’interdiction de l’abaya. J’ai du mal à être fascinée par la mise en place d’une mesure qui aurait dû être en vigueur depuis le vote de la loi de 2004 sur les signes religieux à l’école si nous avions des gouvernants moins timorés », lâche-t-elle sous les applaudissements, sans s’appesantir.

Le ton était tout autre à Reconquête. « Bravo monsieur le ministre ! » a lancé Éric Zemmour face à ses sympathisants. « Je le dis sincèrement, je le félicite pour son interdiction de l’abaya à l’école », a déclaré le polémiste, incitant Gabriel Attal à « ne pas s’arrêter en si bon chemin » et à « imposer » le port de l’uniforme, interdire le port du voile pour les accompagnatrices des sorties scolaires ou encore « enseigner notre si belle histoire à nos enfants » – quelques jours seulement après s’être une nouvelle fois fait reprendre de volée par les historiens pour ses faux récits sur Vichy.

L’inflation et « le chèque »

En pleine inflation, alors que les Français ont les yeux rivés sur leur porte-monnaie, difficile pour les deux figures de l’extrême droite de faire l’impasse sur la thématique du pouvoir d’achat. Et à cette occasion, c’est la politique et la personne d’Emmanuel Macron qui ont été ciblées. « L’homme d’État n’est pas celui qui s’agite pour corriger les conséquences alors qu’il ne traite pas les causes. L’homme d’État n’est pas celui qui sort le chéquier pour subventionner une économie qu’il a lui-même contribué à affaiblir », scande Éric Zemmour.

Quelques heures auparavant, Marine Le Pen pointait un « effondrement généralisé » dont « le premier symptôme, perceptible par chaque français, est l’inflation ». Vantant les mesures du RN – la suppression de la TVA notamment – Marine Le Pen a déploré de les voir balayées au profit de « chèques absurdes, mal ciblés et qui, en plus d’être insuffisants, ont aggravé l’envolée de la dette publique ».

Raccords cette fois, Marine Le Pen comme Éric Zemmour ont accusé le chef de l’État de ne plus « protéger les Français » dans leur vie quotidienne, la députée RN fustigeant en plus le « subtil mélange de marketing et de malhonnêteté » de « la politique d’Emmanuel Macron ».

Les européennes et l’appel

Au RN comme chez Reconquête, les élections européennes ont été le dernier sujet abordé. Et sans aucun doute possible, le plus important à chaque fois. Ainsi, quand Éric Zemmour présente le scrutin de juin comme « le retour au combat », le « chapitre 2 de la reconquête », Marine Le Pen en fait « des élections de mi-mandat », son « prochain rendez-vous avec l’histoire ».

Le président de Reconquête ne s’étend pas et passe la parole à la tête de liste du parti pour ces élections. Marion Maréchal attaque d’emblée sa cible : la droite, dont elle entend bien récupérer l’électorat. « Les LR ont trop souvent trahi les intérêts des Français, ils ne sont plus légitimes », tacle-t-elle, faisant par exemple huer le nom de Christian Estrosi (ex-LR passé chez Horizons). Quelques instants plus tard, elle tend la main aux électeurs : « Je lance un appel à tous les électeurs de droite, ceux qui comme François-Xavier Bellamy (tête de liste LR en 2019, pressenti pour être reconduit en 2024, ndlr) devraient être à nos côtés : rejoignez-nous ! »

Au RN, c’est le président du parti Jordan Bardella qui mènera la liste en 2024. Absent d’Hénin-Beaumont, il s’est cependant exprimé sur le scrutin quelques instants seulement après le discours de Marine Le Pen, invité de l’émission Dimanche en politique sur France 3. Évoquant Marion Maréchal, il a dit ses craintes de voir sa candidature « diviser les voix » de l’électorat d’extrême droite avec un risque de défaite. « Je pense que le temps viendra où il faudra se rassembler et je vais vous dire, je ne désespère pas de voir Marion Maréchal rejoindre un jour le camp de ceux qui peuvent gagner », a-t-il plaidé.

Depuis le Pas-de-Calais, Marine Le Pen a renvoyé cette discussion aux Universités d’été du parti à Beaucaire les 16 et 17 septembre, où elle présentera une « proposition qui devrait réunir tous ceux qui sont attachés à leur Nation et qui sont conscients que sans elle, il n’y a plus ni liberté, ni prospérité, ni identité, ni sécurité, ni progrès. » Les prémices d’une (autre) main tendue aux Républicains, décidément courtisés ?

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