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Mariage homo : la guérilla parlementaire aura-t-elle lieu ?

Anne-Sophie Hojlo
L'assemblée nationale

Il y a eu les échanges par médias interposés, le match des manifestations, puis les débats en commission. Un long échauffement. Cette fois, ça y est : le projet de loi sur le mariage pour tous arrive à l'Assemblée pour être débattu en séance à partir du mardi 29 janvier. Si la majorité réaffirme jour après jour sa détermination à faire voter le texte, l'opposition ne désarme pas pour autant, et c'est une véritable bataille parlementaire qui s'annonce. Décryptage.

1. Deux semaines de débat

La majorité, qui ne veut pas prêter le flanc aux accusations de passage en force, a vu large : les débats entamés mardi se poursuivront jusqu'au 10 février, week-ends et nuits compris. Deux semaines de débat prévues donc, avec un vote solennel qui pourrait intervenir le 12.

"Gestion habile des choses" plus que respect du débat parlementaire, pointe Hervé Mariton, orateur de l'UMP pour le texte : "C'est simple : ils ont plus de parlementaires que nous en Île-de-France, et ils seront plus nombreux à pouvoir être présent le week-end, quand les députés retournent dans leurs circonscriptions."

Le gouvernement a en tout cas renoncé à utiliser le "temps législatif programmé", qui permet de couper court à un débat en fixant sa durée à l'avance. "Nous ne l'utiliserons pas par cohérence puisque nous dénoncions ce 'temps-guillotine' sous la législature précédente, quand le gouvernement Fillon en usait sur les retraites, la TVA ou le travail dominical", explique Jean-Jacques Urvoas, président (PS) de la Commission des lois, qui a supervisé le débat sur le texte en commission. "Et pour montrer que nous ne craignons pas le débat."

Le (...)

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