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Les marchés mondiaux ignorent les violences au Capitole, applaudissent la Géorgie

Ali BEKHTAOUI
·3 min de lecture

Les places boursières à travers le monde ignoraient jeudi les scènes de chaos au Capitole américain, envahi mercredi par des manifestants pro-Trump, préférant sourire à la percée démocrate au Sénat après une double victoire dans l'Etat de Géorgie.

Alors que l'indice parisien prenait 0,37% vers 10H20 (9H20 GMT), le Dax à Francfort gagnait 0,44% et Milan 0,03%. Parmi les grandes places européennes, seule Londres perdait du terrain (-0,23%), après un bon démarrage.

Les contrats à terme sur les trois principaux indices de Wall Street, Dow Jones, Nasdaq et S&P 500, pointaient de leur côté vers une hausse entre 0,46% à 0,55%. Le Dow Jones avait mercredi engrangé un nouveau record, malgré les violences.

Un peu plus tôt à Tokyo, l'indice Nikkei et le Topix ont clôturé en fort

e progression de 1,6%.

Sur le marché du pétrole, le cours du pétrole WTI coté à New York pour livraison en février prenait 0,87% et le cours du Brent coté à Londres pour livraison en mars gagnait 0,63%, les deux cours évoluant au plus haut depuis février. Côté devises, le dollar gagnait 0,32% face à l'euro.

Les investisseurs dans le monde préféraient voir le verre à moitié plein jeudi matin au lendemain de scènes inimaginables à Washington.

Malgré la violence des images, "c'est essentiellement une escarmouche politique", analyse auprès de l'AFP Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque, pour justifier la réaction mutique des investisseurs.

"Cela n'entraînera pas des conséquences du point de vue institutionnel", d'où le silence du côté des marchés, ajoute-t-il.

"Le marché l'interprète comme un non-événement, davantage comme un baroud d'honneur" avant le passage de témoin entre Donald Trump et Joe Biden prévu le 20 janvier, estime encore le spécialiste.

- Certification de Biden -

L'attention sera toutefois encore très grande jeudi sur les suites de cette révolte initiée par le président américain lui-même, dont les appels à protester ont galvanisé ses partisans. Ces derniers ont envahi le Capitole au moment même où se déroulait la certification de la victoire de M. Biden, finalement bouclée officiellement jeudi dans la matinée.

Les investisseurs préféraient porter leur attention sur le front politique, où les démocrates ont remporté mercredi une retentissante victoire en s'assurant le contrôle du Sénat grâce à deux élections partielles en Géorgie.

Le président élu pourra de ce fait gouverner avec une plus grande marge de manoeuvre.

"Sur le papier, Biden va disposer d'une marge de manoeuvre mais on sait que cela nécessitera beaucoup de discussions au Congrès", estime toutefois Christopher Dembik.

Sur le front des valeurs, aucun secteur en Europe ne se dégageait franchement mais certaines entreprises tiraient leur épingle du jeu.

Après de très fortes progressions mercredi sur fond de hausse du rendement sur les bons du Trésor, les valeurs bancaires évoluaient de manière indécise, Société Générale prenant 0,16% à 17,98 euros, BNP Paribas gagnant 1,00% à 45,75 euros, et Crédit Agricole reculant de 1,31% à 10,53 euros.

Outre-Manche, Standard Chartered perdait 0,16% à 509,00 pence, et Deutsche Bank en Allemagne reculait de 2,14% à 9,18 euros.

Le marché obligataire était relativement plat jeudi matin.

A Paris, dans le feuilleton sur le rachat de Suez (+1,48% à 16,86 euros) par Veolia (+1,26% à 20,91 euros), cette dernière a annoncé jeudi avoir transmis une proposition formelle au conseil d'administration de Suez pour lui détailler l'offre publique qu'elle entend lancer sur son rival de l'eau et des déchets, se disant ouverte à la "discussion" sur certains points.

En Allemagne, le géant de la chimie-pharmacie Bayer (+1,81% à 52,36 euros) a annoncé jeudi un partenariat avec le laboratoire pharmaceutique allemand CureVac pour soutenir ce dernier dans le développement d'un vaccin contre le Covid-19 actuellement en dernière phase d'essai clinique.

alb/aue/esp