La bourse est fermée

Marchés financiers et coronavirus : fermons les bourses, et vite !

Les marchés continuent de chuter alors que l'économie réelle est à l'arrêt

Arrêtons le massacre ! Les marchés financiers s’effondrent avec la crise du coronavirus : à Wall Street, l’indice phare Dow Jones a perdu plus de 25% en un peu plus d’un mois, les places boursières de Paris et de Francfort 35%, et celle de Londres 30%. Certaines valeurs tombent dans les abîmes. Au point que l’Etat français envisage des nationalisations, comme pour Air France, qui a annoncé une réduction de son activité de 70% à 90%, et dont le cours de bourse a perdu 55% en un mois. En Asie, même constat, de sorte que les bourses des Philippines et du Sri Lanka ont fermé temporairement.

Une question "légitime"

La question d’une suspension des marchés financiers le temps de régler la crise sanitaire n’est donc pas une lubie anticapitaliste. Certains analystes de banques l’anticipent déjà, et le débat est même jugé "légitime" par le président de l’Autorité des marchés financiers (AMF), Robert Ophèle. Mais pour l’instant, ce dernier refuse toute fermeture. Certes "les prix sont bas mais ils ne sont pas sans rapport avec les incertitudes actuelles", explique-t-il aux Echos. Et d’ajouter : "On ne fermerait les marchés que s'ils ne fonctionnaient pas correctement. Or, ce n'est pas le cas aujourd'hui".

"Un argument qui ne tient pas la route", selon Christophe Nijdam, responsable de la recherche européenne de la société de conseil en gouvernance ECGS/Proxinvest : "

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