Marché: l'euro profite peu de la victoire d'Obama.

(CercleFinance.com) - La victoire de Barack Obama sur Mitt Romney lors de l'élection présidentielle américaine ne contribue finalement qu'à une très légère reprise de l'euro ce midi. Vers 12 heures 30 ce mercredi, la monnaie unique européenne grappille 0,12% à 1,2826 dollar. Elle n'est pas plus inspirée face au sterling (+ 0,12% à 0,8018), et même en très légère baisse contre le yen (- 0,03% à 103,07) et le franc suisse (- 0,07% à 1,2072).

Hier encore, l'éventuelle succès du républicain Mitt Romney tendait à renforcer le dollar. En effet, il a tenu des propos de campagne relativement durs quant au comptes fédéraux, en lourd déficit, et alors que la 'falaise fiscale', c'est-à-dire l'expiration des différents allègements de charges décidés par George W. Bush, interviendra en fin d'année.

M. Romney avait aussi contesté la politique du président de la Fed, Ben Bernanke, qui en est actuellement à son 3ème train d'assouplissement quantitatif.

Avec la victoire du candidat sortant, Barack Obama, ces perspectives sont balayées, mais en partie seulement. Le congrès, où démocrates et républicains se chamaillent, a toujours la haute main sur la politique budgétaire, qui n'est donc pas du seul ressort du président.

En fait, ?aucun changement spectaculaire n'est attendu dans la politique économique du pays?, résument les courtiers de RTFX. ?La victoire d'Obama sous-entend donc la poursuite de l'assouplissement monétaire de la réserve fédérale alors que la 'falaise fiscale' se profile à l'horizon et pèse sur le billet vert?, ajoutent-ils.

En effet, ?étant donné que les Démocrates vont probablement garder la majorité au Sénat et que les Républicains augmenteront leur mainmise sur le Congrès, le risque d'une paralysie politique devrait persister et des mesures concrètes pour lutter contre cette falaise fiscale seront moins évidentes à prendre?, expliquent encore les spécialistes.

En outre, l'actualité européenne n'est toujours pas enthousiasmante. La situation budgétaire de la Grèce reste préoccupante et en suspens, de même que celle de l'Espagne.

Cet après-midi, on attend seulement l'état de stocks de pétrole et de produits raffinés sur l'agenda statistique américain.


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