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Le marché de l'emploi tient tête à la morosité économique

INFOGRAPHIE - Le taux de chômage baisse encore une fois au troisième trimestre 2022 à 7,3% de la population active, soit 2,3 millions de personnes sans emploi. Un paradoxe car la croissance économique est poussive depuis le début de l'année à cause de la guerre en Ukraine et de la crise énergétique.

La job machine française tourne à plein régime: selon l’Insee, près de 90.000 emplois ont été créés au troisième trimestre 2022 – soit plus d’1,5 million depuis le début 2020. Un record qui se traduit par une baisse du chômage, à 7,3% de la population active. Du jamais-vu depuis 2008. Mais ce dynamisme cache un phénomène étrange: "La croissance de l’emploi dépasse celle de l’activité", note Yves Jauneau, économiste à l’Insee. Après le rebond post-Covid de 2021, la hausse du PIB décélère. Elle s’élèverait à 2,5% en 2022, mais on sera proche de la récession en 2023. La bonne tenue du marché de l’emploi couplée à une activité économique poussive s’accompagne d’un net recul de la productivité. Les entreprises feraient de la rétention de main d’œuvre pour faire face aux difficultés de recrutement.

LEÇON N° 1: Résistance

L’emploi a été épargné par la crise sanitaire. Mesure phare du "quoi qu’il en coûte" d’Emmanuel Macron: l’activité partielle. Un dispositif ancien, mais complètement remanié pour l’occasion. Lors du premier confinement environ 8 millions de salariés en ont bénéficié.

LEÇON N° 2: Croissance

Le PIB est depuis quelques années plus que volatil. Le rebond spectaculaire post-Covid-19 en 2021, avec un taux de croissance de 6,8%, a laissé entrevoir une année 2022 sous des auspices favorables. Mais la guerre en Ukraine et la crise énergétique ont grippé la machine. Et des nuages noirs se profilent à l’horizon. On échappera de peu à la récession en 2023. Pas si sûr cette fois que l’emploi résiste.

LEÇON N° 3: Résurgence

Depuis le déconfinement au deuxième trimestre 2020, la job machine française a créé plus d’emplois que pendant les cinq années précédentes. Une période pourtant faste où l’économie française était dynamique à la suite de la mise en place par François Hollande puis Emmanuel Macron de politiques probusiness.

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