Marché: le dollar porté par l'aversion au risque.

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(CercleFinance.com) - Comme tel est déjà le cas pour la plupart des places financières à l'approche de la fête de Noël, les volumes traités sur les marchés de changes se montraient limités ce midi. L'actualité dominante reste le débat budgétaire américain et son dernier épisode peu encourageant : la conclusion d'un accord avant Noël semble maintenant compromise, et l'inquiétude est donc de retour. vers 13 heures, la monnaie unique européenne se tassait cependant de 0,33% à 1,3203 dollar. Sur un mois, la progression de l'euro frise toujours les 3%.

L'euro pliait également de 0,60% contre le yen à 111,09, mais était plus mesuré face au sterling (- 0,11% à 0,8129), et toujours neutre (+ 0,02%) face au franc suisse à 1,2074 franc l'euro.

'L'aversion au risque est de retour, et ce n'est pas à cause des craintes de fin du monde', ironise-t-on ce matin à la Société Générale (Paris: FR0000130809 - actualité) . En effet, outre-Atlantique, le 'speaker' de la Chambre des Représentants, John Boehner, n'a pas été en mesure d'organiser un vote sur le 'plan B' des républicains, son propre parti ne pouvant s'entendre à ce sujet.

'Le (Paris: FR0000072399 - actualité) marché a réagi par une baisse des contrats à terme sur les indices d'actions et des achats de devises refuge, comme le dollar US et le yen', ajoute SG. 'On peut porter un regard optimiste sur ce développement en considérant que la position de M. Boehner, désormais affaiblie, pourrait accroître les chances qu'un accord soit trouvé' en la défaveur des républicains.

Mais on peut aussi en tirer une conclusion négative : 'du point de vue du pessimiste, le Parti républicain apparaît maintenant si divisé, sa frange droitière étant profondément braquée, que la possibilité d'un accord s'éloigne'.

Le spécialiste ajoute que le personnel politique américain est maintenant sur le départ en vue des fêtes de Noël. A priori, aucun accord ne sera donc conclu avant le 25 décembre, à l'inverse du souhait formulé par le président Barack Obama. 'Le temps restant pour trouver un accord est limité', ajoute la banque rouge et noire.

En conséquence, le risque est que rien ne puisse ?empêcher une hausse d'impôts et des coupes budgétaires de 600 milliards de dollars (4% du PIB américain environ, ndlr) qui feront sans doute plonger la première économie du monde dans la récession? en 2013, craignent les cambistes de RTFX.

Du côté de l'agenda statistique, en Europe, le PIB du Royaume-Uni s'est finalement accru de 0,9% au troisième trimestre 2012 par rapport au deuxième, selon l'ONS qui révise donc en baisse de 0,1 point son estimation précédente.

Cet après-midi aux Etats-Unis, seront dévoilées les commandes de biens durables ainsi que les revenus et dépenses des ménages pour novembre, avant l'indice de confiance du consommateur de l'Université du Michigan.


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