La bourse est fermée

Le marché du coworking va-t-il subir un "effet WeWork" ?

Faut-il voir dans les déboires de WeWork les prémisses d'un coup d'arrêt à l'insolente croissance du coworking ? Le leader mondial du coworking a dû renoncer à son entrée en Bourse début septembre en raison des critiques sur sa gouvernance et de son modèle économique jugé fragile. Directeur études et recherche chez le spécialiste de l'immobilier Knight Frank, David Bourla n'y croit pas : "Le concept fonctionne bien, les centres à Paris intra-muros font le plein. Certes, les bailleurs vont se montrer plus attentifs aux opérateurs à qui ils louent des espaces et ne consacreront qu'une partie seulement de leur patrimoine au coworking. Pour autant, ils ne vont pas renoncer à cette nouvelle façon d'envisager l'immobilier d'entreprise."

Et de rappeler que le coworking est une tendance structurelle qui continue de progresser, notamment à Paris où la pénurie d'immobilier de bureau est forte et le taux de vacance bas, entre 1 et 3%. En province, en revanche, la question du modèle économique des tiers-lieux est plus aiguë. "Les problèmes immobiliers et le prix du mètre carré n'y ont rien de comparable, note Delphine Minchella, professeure et chercheuse à l'EM-Normandie. Certains espaces ne font pas le plein et ont du mal à vivre." La capitale représente 78% des volumes loués par les acteurs du coworking depuis 2015, dont 44% dans les quartiers d'affaires, à l'ouest de Paris. Et une myriade d'acteurs se partagent ce marché.

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Les plus gros, WeWork, Spaces et Kwerk, se développent à coup de sites de plus de 5.000 mètres carrés. Racheté en janvier par l'Américain Knotel, l'ex-français Deskeo privilégie des surfaces plus modestes, entre 800 et 4.000 mètres carrés, mais avec un nombre de transactions plus important. Quant à Stop & Work, du groupe Regus, il s'installe en périphérie, près des gares. Tous ne jouent pas dans la même catégorie : Kwerk, The Bureau et le nouveau-venu Welkin and Meraki se positionnent

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