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Marché des changes: le Japon est intervenu à hauteur de plus de 62 milliards de dollars depuis un mois

Le gouverneur de la Banque du Japon, le 7 mai 2024 à Tokyo (STR)
Le gouverneur de la Banque du Japon, le 7 mai 2024 à Tokyo (STR)

Le Japon est intervenu sur le marché des changes à hauteur d'environ 62 milliards de dollars depuis fin avril, a annoncé vendredi le ministère des Finances nippon, confirmant les spéculations du marché en ce sens après plusieurs brusques rebonds du yen.

Il s'agit de la première fois en un an et demi que le Japon puise dans ses réserves de dollars afin de freiner la dégringolade de sa devise, tombée fin avril à un plus bas en 34 ans face au billet vert et à des abysses historiques face à l'euro.

La (ou les) intervention nippone au cours du mois écoulé - les autorités japonaises n'ont pas pour l'heure précisé leur nombre - a représenté au total 9.788,5 milliards de yens entre le 26 avril et le 29 mai, a indiqué le ministère, qui annonce chaque mois ces statistiques.

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Le montant annoncé est supérieur à celui dépensé lors de la précédente série d'interventions du gouvernement japonais à l'automne 2022 - une fois en septembre et deux fois en octobre -, lorsque Tokyo avait puisé quelque 9.200 milliards de yens dans ses réserves.

Il s'agissait alors d'une première depuis 1998.

Les autorités japonaises ont agi selon les observateurs une première fois le 29 avril lorsque le dollar a atteint 160,17 yens, un plus bas face au dollar depuis 1990, puis de nouveau le 2 mai.

A chaque fois, l'intervention présumée a brusquement fait remonter la devise nippone, mais seulement de manière temporaire. Vendredi vers 10H00 GMT, le dollar s'échangeait pour 157,29 yens.

La monnaie nippone est en effet très fragilisée par la politique monétaire accommodante de la Banque du Japon (BoJ), laquelle n'a mis fin qu'en mars dernier aux taux négatifs qu'elle pratiquait depuis 2016, à rebours des autres banques centrales qui relèvent les leurs depuis deux ans face à l'inflation.

La faiblesse du yen a ses avantages, en gonflant artificiellement les bénéfices à l'étranger des entreprises japonaises, mais aussi de sérieux inconvénients: elle renchérit les importations et plombe le pouvoir d'achat des ménages, et donc la consommation intérieure, pesant sur la croissance nippone.

Les responsables nippons répètent régulièrement que les mouvements brusques sur le marché des changes ne sont pas souhaitables, qu'ils surveillent attentivement le niveau du yen et n'excluent pas d'intervenir pour le soutenir.

Mais beaucoup d'observateurs estiment que cette mesure ne peut pas à elle seule lutter contre la tendance lourde du renforcement du dollar, en raison des écarts de taux d'intérêts entre le Japon et les Etats-Unis.

"Outre l'intervention du ministère des Finances sur le marché des changes, la solution ultime pour renverser la dépréciation du yen pourrait consister à réduire le différentiel de taux d'intérêts en augmentant les taux" japonais, ont commenté les économistes Masamichi Adachi et Go Kurihara dans une récente note d'UBS.

"Cependant, nous pensons qu'un taux d'intérêt plus élevé au Japon serait préjudiciable à l'économie, y compris à la consommation", ont-ils poursuivi, estimant "très peu probable" que la BoJ ne remonte ses taux pour répondre à la chute du yen.

mac-nf/ep/spi