La bourse est fermée

Marché: biais négatif avec la crainte d'un Brexit dur

(CercleFinance.com) - Un biais négatif prévaut au sein des Bourses européennes (stabilité à Londres, mais -0,6% à Francfort et -0,3% à Paris), alors que le spectre d'une sortie du Royaume Uni de l'UE sans accord revient sur le devant de la scène.

'Boris Johnson a ravivé les craintes d'un hard Brexit en voulant empêcher toute extension de la période de transition du Brexit au-delà de l'année 2020', note Kiplink, ajoutant qu'il ne s'accorde que 11 mois pour négocier les futures relations commerciales.

'Il compte donc exercer une pression forte sur les dirigeants européens afin de conclure les négociations le plus rapidement possible. Or, dans le cas où aucune solution n'émergerait, il y aurait une sortie sans accord le 1er janvier 2021', poursuit-il.

Cet après-midi aux Etats-Unis, les opérateurs prendront connaissance de la construction résidentielle (mises en chantier et permis de construire), puis de la production industrielle, pour laquelle le consensus vise une remontée de 0,8% en novembre.

'Certes, la situation reste difficile, mais la diminution de l'incertitude internationale devrait avoir profité au secteur manufacturier', estime Aurel BGC, qui pointe aussi la fin d'une grève chez General Motors qui avait pesé en octobre.

En attendant, on notera que la balance commerciale de la zone euro s'est établie à +24,5 milliards d'euros en octobre, en hausse par rapport à septembre (+18,7 milliards), grâce à une hausse de 2,1% des exportations et à un repli de 0,9% des importations.

Dans l'actualité des valeurs, Unilever lâche 5,4% à Londres, le géant des produits de consommation courante ayant abaissé sa prévision de croissance des ventes sous-jacentes pour 2019, pointant 'des défis au cours du trimestre sur certains marchés'.

Roche cède 0,4% à Zurich, malgré le feu vert de la FTC des États-Unis à l'acquisition de Spark Therapeutics, décision qui permet au groupe suisse, après celle de la CMA britannique, de finaliser l'acquisition de cette société biopharmaceutique.

Proximus recule de 0,8% à Bruxelles, Deutsche Bank étant passé de 'conserver' à 'vente' sur le titre belge, l'objectif de cours étant écrêté de 24 à 22 euros, dans le cadre d'une note consacrée aux opérateurs télécoms européens.

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