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Manuel Valls, l’homme qui voudrait qu’on l’aime!

·2 min de lecture

EDITO - Le dernier livre de Manuel Valls: un ouvrage empli d’aveux et de regrets non feints et qui tranchent à l’heure où le pouvoir a tant de mal à reconnaitre ses erreurs.

La politique est une histoire d’amour(s). On aime. On déteste. On est aimé. On est détesté. Voire haï! Puis on repart en conquête. Les destins sont ainsi faits de sentiments exacerbés plus ou moins dissimulés derrière un cynisme de paravent. Le mérite du dernier livre(1) de Manuel Valls, ce qui le rend particulièrement touchant, c’est de ne pas trop farder ses blessures et ses élans du cœur. Il s’en faut! L’ancien Premier ministre -qui fut très populaire, on l’a oublié!-, souffre, et il l’avoue crûment, du désamour qui l’a frappé jusqu’à prendre la figure honnie du Traître. , le PS, à qui il a préféré Emmanuel Macron. Traître à son pays, lui qui l’a servi aux heures sanglantes du terrorisme, mais . Et traître même à sa famille puisqu’il a épousé outre-Pyrénées. A côté, Judas passerait pour un bon compagnon. Valls n’est certes pas un agneau de l’année, mais il a pris tous les péchés sur le dos. Et c’est trop lourd pour lui! Ce qui donne un récit aux accents de vérité peu communs.

D’autres ont trahi eux aussi, pour défendre leurs idées eux-aussi, mais c’est lui qui porte le sceau de l’infamie, ce qui l’a "détruit". Aussi s’en est-il allé en Catalogne pour se reconstruire loin des assauts haineux et renouer ainsi avec ses origines paternelles. Il a retrouvé là-bas l’harmonie personnelle, l’échec politique aussi. Mais à distance, il s’est rendu à cette évidence, cette force qui le redresse: l’amour de la France, de ses paysages, de ses églises, de son cinéma, de ses chansons, de sa vie publique. De ses écrivains aussi qui l’ont élevé au-dessus de lui-même. "On a beaucoup loué mon énergie, relève-t-il, rarement mon amour de la littérature". La faute à qui? Il a le plus souvent présenté de lui-même la face de médaille martelée de dureté sèche et de sévérité métallique. Sans chercher à partager, ou si rarement, ses émotions, ses passions pour Edmond Rostand, Roger Martin du Gard, Victor Hugo, Romain Gary, Arthur Koestler ou son amitié avec Milan Kundera. "L’insupportable l[...]

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