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Manifestations de l'ultradroite à Paris: quelles actions ont été autorisées et interdites par la justice?

Thomas SAMSON / AFP

Des actions autorisées, d'autres non. Six rassemblements organisés par des mouvements liés à l'extrême droite ou l'ultradroite étaient prévus à Paris ce week-end. Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a cependant donné instruction mardi aux préfets d'interdire ce type de manifestations, après que les images de manifestants cagoulés issus du "Comité du 9-Mai" ont suscité une vague d'indignation la semaine dernière. Quelles actions ont finalement été autorisées?

• Le colloque de l'Action française

L'événement, organisé samedi par le mouvement royaliste proche de l'extrême droite, a été dans un premier temps interdit par le préfet de police, avant que cette interdiction ne soit suspendue samedi par la justice.

Le colloque a finalement eu lieu samedi après-midi. Selon nos informations, deux personnes ont été interpellées, l'une pour port de cagoule, l'autre pour port de gants coqués.

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• La manifestation de gilets jaunes

Un rassemblement de gilets jaunes prévu samedi a été interdit par le préfet de police. Aucun recours n'a ensuite été déposé devant la justice par les organisateurs.

Des personnes se sont malgré tout rassemblées samedi et certaines ont été interpellées.

• La manifestation de Place d'Armes

Même cas de figure que pour les gilets jaunes, la manifestation du groupuscule "Place d'Armes", composé d'anciens militaires, été interdite sans qu'aucun recours ne soit déposé. Là aussi, des personnes ont cependant manifesté.

Au total, 62 personnes ont été interpellées par les forces de l'ordre samedi en lien avec ces deux dernières manifestations non autorisées.

• Manifestation de l'Action française

En plus du colloque samedi, le mouvement royaliste prévoyait de manifester ce dimanche matin. Si ce rassemblement a été d'abord interdit par le préfet de police de Paris, l'arrêté a été suspendu samedi par le tribunal administratif.

Le rassemblement s'est dont finalement tenu ce dimanche matin, entre place de l'Opéra et place des Pyramides, dans le centre de la capitale.

• Manifestation des Nationalistes

Organisée par Yvan Benedetti, figure d'extrême droite connue pour ses positions "nationalistes et patriotes", la manifestation a été interdite par le préfet de police. Une décision cette fois confirmée par la justice. Elle ne peut donc pas avoir lieu.

"Le préfet de police se félicite de la décision du tribunal administratif qui a retenu le risque que soient tenus des propos incitant à la haine ou à la discrimination raciale. Ce jugement ouvre la voie à de futures interdictions de manifestation d'ultradroite", a assuré la préfecture à BFMTV.

Dans ce cas de figure, le tribunal administratif a mis en avant le passif d'Yvan Benedetti dont l'ancien mouvement (L'Oeuvre Française) a été dissous en 2013. Il avait aussi été condamné pour négationnisme en 2021 et contestation de crimes contre l'humanité en 2022. Yvan Benedetti ayant prévu de participer à sa manifestation, la justice a estimé que le risque de propos incitant à la haine était réel.

• Manifestation "Penser la France"

La manifestation du mouvement "de réveil patriotique 'Penser la France'" prévue ce dimanche dans la capitale a été interdite par le préfet, sans qu'aucun recours ne soit déposé. Une décision acceptée par les organisateurs.

"Les clubs 'Penser la France' ont décidé d'annuler cette manifestation sur la voie publique sans la contester devant le juge des référés, qui ne sert à rien dans la France d'Emmanuel Macron", indique le mouvement dans un communiqué.

Article original publié sur BFMTV.com