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Toutes les manifestations d’extrême droite ne sont pas interdites, la preuve avec « Place d’Armes »

Un militant de l’Action française diffusant de la propagande place de l’Opéra à Paris (illustration)
Un militant de l’Action française diffusant de la propagande place de l’Opéra à Paris (illustration)

POLITIQUE - Devant les députés à l’Assemblée nationale, Gérald Darmanin a voulu se montrer intraitable. Dorénavant, toutes les manifestations organisées par des mouvances de l’extrême droite feront l’objet d’une interdiction. « Nous laisserons les tribunaux juger de savoir si la jurisprudence permet de tenir ces manifestations », a affirmé le ministre de l’Intérieur, alors que les images d’un rassemblement nationaliste dans les rues de la capitale ont provoqué un vif émoi dans la classe politique.

Résultat, la secrétaire d’État chargée de la Citoyenneté Sonia Backès a annoncé le lendemain l’interdiction d’une manifestation en hommage à Jeanne d’Arc, organisée chaque année par l’Action française place de l’Opéra à Paris. Une décision qui donne corps au souhait exprimé par Gérald Darmanin, mais qui reflète assez mal la réalité. Car, comme l’a dénoncé le député insoumis Thomas Portes sur Twitter, ce n’est pas le seul rassemblement organisé par des groupes d’extrême droite prévu dans le week-end à Paris.

Deux autres rassemblements prévus

Ce samedi 13 mai, un obscur collectif baptisé « Place d’Armes » annonce une « Marche de la fierté française » au départ de la place Denfert Rochereau. Le mouvement est à l’origine de la tribune d’ex-généraux aux accents séditieux publiée dans Valeurs Actuelles en avril 2021. Sur son site, ce groupuscule qui se dit composé d’ex-militaires annonce notamment la participation du chantre de la théorie raciste du Grand remplacement Renaud Camus.

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Le député RN de l’Aude, Christophe Barthès, est également annoncé. « Pas du tout, je suis en circonscription », dément au HuffPost l’intéressé, semblant découvrir que son nom est associé à l’initiative. Figure du mouvement antivax, l’ex-médecin Denis Agret a quant à lui annoncé sa présence. Pas des jeunes vêtus de noir et cagoulés, mais des orientations qui correspondent à « l’utra-droite  » et « l’extrême droite » évoquées par le ministre. Hasard (ou non) du calendrier, cette manifestation est organisée à la date anniversaire du Putsch d’Alger, coup d’État militaire organisé pour conserver l’Algérie française le 13 mai 1958.

Le lendemain, dimanche 14 mai, place des Pyramides, un hommage à Jeanne d’Arc est coorganisé par plusieurs figures de l’extrême droite groupusculaire. Le directeur du journal antisémite Rivarol est annoncé, tout comme le patron du mouvement Les Nationalistes, Yvan Benedetti. Connu pour ses positions antisémites et négationnistes, ce dernier avait été condamné en 2019 pour la non-dissolution du groupuscule pétainiste l’Œuvre française et a notamment été filmé en train de s’en prendre à des journalistes.

Selon Libération, ces deux manifestations n’ont pas fait l’objet d’une interdiction par la préfecture de police de Paris, en dépit des consignes passées par Gérald Darmanin. Contactée par Le HuffPost sur le même sujet, la « PP » n’a pour l’heure pas donné suite. Il faut dire que cette directive émise par le ministre de l’Intérieur est particulièrement difficile à appliquer.

C’est ce qu’explique ce vendredi 12 mai au Monde Olivier Cahn, spécialiste du droit pénal : « D’abord, comment définir ce qui relève de l’extrême droite ou de l’ultradroite ? Ces notions sont politiques, elles correspondent à des catégories élaborées par les services de renseignement, mais elles ne font pas sens juridiquement. Ensuite, cette annonce contrevient à un principe, le droit de manifester, consacré par la Constitution et par les traités internationaux dont la France est signataire ».

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