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Des Malouins partent en guerre contre Airbnb et Abritel

À Saint-Malo, la colère gronde contre les plateformes de logement telles que Airbnb et Abritel. En cause : les dérives du système et les nuisances que provoquent les locations de courte durée. Dimanche 18 août, des habitants mécontents ont lancé un appel pour la création d'un collectif national, rapporte Ouest-France. "L’objectif est de mutualiser nos expériences et nos savoirs, de ne pas rester isolés", confie Franck Rolland, à l'initiative de l'événement auquel s'est joint Franck Briand, du collectif d’Ile-de-France ParisVSBnb.

Ces collectifs reprochent à ces plateformes de location de courte durée de dérégler le marché immobilier de Saint-Malo. "Le succès exponentiel de ces sites entraîne une hausse des loyers. Les familles ne peuvent plus s’installer en centre-ville", regrette Franck Rolland qui pointe ces "investisseurs multipropriétaires qui font de la spéculation".

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Les loueurs vont devoir s'enregistrer

Véronique Deschamps, qui habite dans un immeuble où un appartement est proposé à la location sur neuf plateformes, assure que sa tranquillité en a pris un coup. "Le monde entier rentre dans mon espace de vie. Depuis trois ans, j’ai l’impression de vivre dans un hôtel, avec en permanence des baluchons de draps sur le palier", peste-t-elle dans les colonnes de Ouest-France.

Face à la colère de ses habitants, la commune a décidé de durcir sa législation en matière de location de courte durée. Dès le 1er janvier 2020, les loueurs devront s'enregistrer. Ils obtiendront alors un numéro Insee à inscrire sur chacune de leurs annonces. Selon Thomas Aguilera, chercheur à Sciences Po Rennes, le nombre de logements saisonniers à Saint-Malo serait passé de 1.000 à 3.000 en trois ans.

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Pour Franck Briand, du collectif d’Ile-de-France ParisVSBnb, il faut absolument réguler ce système. "Comment les étudiants vont-ils faire

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