Marchés français ouverture 3 h 18 min

Les malades du coronavirus bientôt pistés par leur téléphone portable

Fabrice Auclert, Journaliste
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Covid-19 : la France veut une application pour tracer les malades comme en Corée du Sud

Après avoir fait pression sur les grands acteurs du divertissement et d’Internet pour limiter les débits et éviter que le réseau ne sature pendant la crise sanitaire, le commissaire européen au Marché intérieur et au Numérique Thierry Breton a un nouveau cheval de bataille : le suivi des malades du coronavirus grâce à leurs smartphones. Plus exactement, selon Reuters, il s’agit de suivre les personnes ayant été en contact avec une personne testée positive, mais aussi de suivre les éventuels déplacements des personnes porteuses du virus.

Suite à leur entretien avec Thierry Breton, Orange, Vodafone, Deutsche Telekom et cinq autres opérateurs de téléphone mobile dont Telecom Italia ont ainsi consenti à partager avec la Commission européenne leurs données de géolocalisation recueillies grâce aux téléphones portables. À charge de la Commission d’agréger et de compiler ces données pour prendre des mesures afin d'endiguer la propagation du virus. Grâce aux puces GPS, il est ainsi possible de voir les « migrations » des personnes infectées à travers le pays, et ainsi d’anticiper des pics de contamination dans certaines régions.

La Cnil réclame l'anonymat des données récoltées

Évidemment, ce « pistage » des malades via la puce GPS de leur smartphone n’est pas sans poser de problèmes, et la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) appelle les autorités à « privilégier le traitement de données anonymisées » selon des courriers internes dont a pris connaissance Mediapart. Du côté de la France, plus précisément, l'État a mis en place Care, une commission composée de chercheurs et médecins, dont l'une des missions concerne « l'opportunité de la mise en place d'une stratégie numérique d'identification des personnes ayant été au contact de personnes infectées ».

Du côté de la Commission européenne, on assure que les données collectées seront détruites une fois que la crise sanitaire sera terminée, et c’est l’Europe, et non les opérateurs, qui se montre garant...

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