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Maisons du Monde : après l'effondrement boursier, le directeur financier répond à nos questions

Au troisième trimestre, les ventes de l'enseigne ont atteint 283,7 millions d'euros, en hausse de 3% à données comparables. Mais les dirigeants ont prévenu que l'objectif de rentabilité pour l'année ne serait pas tenu.

L’excédent brut d’exploitation (Ebitda) devrait représenter 12,5% des ventes alors que les dirigeants tablaient jusqu’alors sur une marge d’Ebitda «supérieure à 13%». En cause : le fort développement de l’activité aux États-Unis (+31%).

En Bourse, l'annonce a reçu un accueil glacial. L'action a abandonné 15,6% le 31 octobre, tombant à un nouveau plus-bas historique.

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Entretien avec Éric Bosmans, directeur financier de Maisons du Monde

Comment se présente l'exercice 2019 ?

Éric Bosmans : Nous sommes très satisfaits de la dynamique des ventes, notamment sur internet et à l'international où nous réalisons respectivement 26 et 46% de notre activité. Sur les neuf premiers mois de l'année, nos ventes ont augmenté de 10,5%. C'est ce rythme de croissance que nous visons pour l'ensemble de l'exercice.

Pourquoi avez-vous abaissé votre objectif de marge cette année ?

Éric Bosmans : L'accélération de notre développement aux États-Unis a entraîné des coûts plus élevés que prévu. Fin 2019, notre filiale américaine Modani aura ouvert autant de magasins sur les dix-huit derniers mois que depuis sa création en 2007. Cela a entraîné des coûts de siège, des frais logistiques et de marketing. Ces magasins vont monter en puissance en 2020. L'impact négatif sur l'excédent brut d'exploitation (Ebitda) 2019 du groupe sera de 7 millions d'euros, dont 1 million lié à la hausse des droits de douane outre-Atlantique. Cette année, nous visons donc une marge d'Ebitda de 12,5%, après 13,3% en 2018.

L’an prochain, Maisons du Monde mettra en œuvre son plan stratégique pour 2024, à quoi peut-on ...