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Une maire démissionne en Haute-Saône après une agression et des injures homophobes

OceanProd / Getty Images/iStockphoto

Lou Bailly-Biichlé, maire de Vandelans, a donné sa démission après avoir été violentée, en mars, par une locataire d’un appartement communal. Mais elle évoque plus largement une grande lassitude face à sa fonction.

Cette démission fait tristement écho à celle du maire de Saint-Brévin, après que sa maison a été incendiée. Cette fois-ci, c’est Lou Bailly-Biichlé, édile du petit village de Vandelans, en Haute-Saône, qui retire son écharpe. La maire de 55 ans a été victime de menaces, de violences et d’insultes homophobes en mars 2023, rapporte ce mercredi 17 mai L’Est Républicain, ajoutant que cette mise retrait a été acceptée par le préfet.

« C’est un soulagement », a réagi Lou Bailly-Biichlé dans les colonnes du quotidien local. Les faits remontent au 8 mars 2023. Ce jour-là, la maire et son premier adjoint Cédric Grangeot remarquent une camionnette Enedis devant un logement communal. L’électricien sur place explique venir « couper » l’électricité de la locataire y habitant, car celle-ci ne paye plus sa facture depuis deux ans.

« L’agression est une raison de ma démission »

« Là, nous lui avons fait part de notre étonnement car nous étions en trêve hivernale », se souvient l’élue qui se revendique « de gauche et écologiste », ajoutant que la demande de coupure n’émanait pas de la mairie.

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Sitôt l’électricité débranchée, la femme habitant dans le logement se jette sur l’adjoint, couteau à la main. Puis agresse verbalement la maire, lui lançant des insultes à caractère homophobe. Lou Bailly-Biichlé assure avoir déjà reçu auparavant « des messages de menaces de cette locataire qui squattait l’appartement de sa fille ». Si personne n’a été blessé, les deux élus ont été extrêmement choqués. « L’agression est une raison de ma démission, mais ce n’est pas la seule », explique Lou Bailly-Biichlé à nos confrères.

Depuis décembre 2022, l’édile de cette commune de quelque 100 habitants avait déjà décidé qu’elle ne voulait plus porter cette responsabilité. « Très rapidement dans l’équipe il y a eu une personne qui n’était pas très à l’aise avec le fait que je sois maire. Cette personne m’a très vite fatiguée », raconte-t-elle au micro de France Bleu. Elle évoque un travail devenu celui d’un « gestionnaire » d’une commune qui n’avait « pas de sous », et d’une relation pas toujours facile avec la communauté de communes.

Pour l’heure, c’est le premier adjoint Cédric Grangeot qui assure l’intérim au conseil municipal. Mais la préfecture de Haute-Saône doit fixer une date pour de nouvelles élections, afin de combler deux postes vacants de conseillers municipaux (en plus de la maire, une autre conseillère a démission récemment, en raison d’un déménagement, rapporte France 3).

Secrétaire régionale d’EELV Franche-Comté, l’ancienne ministre et candidate à la présidentielle Dominique Voynet a déploré le départ de Lou Bailly-Biichlé. « Si les maires restent les élus préférés des Français, qui apprécient leur disponibilité et leur connaissance concrète des conditions de vie des administrés, ils sont de plus en plus souvent insultés, menacés et parfois même agressés physiquement », a-t-elle regretté dans un communiqué.

Ce mercredi 17 mai, la démission de Yannick Morrez, maire de Saint-Brévin-les-Pins, commune où un projet de centre d’accueil de demandeurs d’asile (Cada), a été accepté par le préfet de Loire-Atlantique. Victime de pressions de l’extrême droite, sa démission avait été poussée un incendie visant son domicile, qui avait détruit totalement deux de ses véhicules et endommagé une partie de sa maison.

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