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Madagascar: le rapport très contrasté du Bureau indépendant anti-corruption

A Madagascar, le Bureau indépendant anti-corruption (Bianco) a présenté, hier, vendredi 23 septembre, son bilan annuel de l'année 2021. Une année de lutte contre la corruption « très contrastée », indique le directeur général de cette institution.

Avec notre correspondante à Antananarivo, Laetitia Bezain

Affaires de détournement de deniers publics, conflits d'intérêt, abus de fonctions ou encore trafics de ressources naturelles, la tâche du Bureau indépendant anti-corruption structure est vaste. Transparency International classe la Grande Île parmi les pays les plus corrompus, au 147e rang sur 180 pays. Un combat qui reste un défi pour Madagascar et qui demande « une adhésion populaire à la base » et un « engagement politique au sommet », note le Bianco dans son rapport.

Manque de précision

Collectivités décentralisées, justice, foncier, gendarmerie, éducation ou encore environnement font partie des secteurs les plus exposés à la corruption et les plus dénoncés dans la Grande Île, révèle le Bianco. Un bilan qui manque de précision, estime Ketakandriana Rafitoson, directrice exécutive de Transparency International Initiative Madagascar : « Notamment en ce qui concerne les informations sur les cas de grande corruption, cela reste vague. Il faut nommer les choses comme elles le sont. Il ne faut pas avoir peur de choquer. Bien sûr, on reste derrière le Bianco, mais je pense qu’on peut accélérer la cadence, surtout qu’à l’approche des élections de 2023, il y a un gros chantier qu’il faut attaquer, c’est la corruption électorale. Là, on reste un peu sur notre faim. »

Chacun doit se sentir en sécurité pour « dénoncer »


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