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Macron sur France 2: une prestation noirâtre… bien loin du noir de Soulages

Mourad ALLILI/SIPA

EDITO - Plutôt que de parler aux Français, plutôt que d’en revenir au rassemblement des forces vives, le Président en a appelé à un arrangement partisan de la droite et du centre, ce qui revient à abandonner à Marine Le Pen un immense espace.

Ce noir semblait porter le deuil de Pierre Soulages. Etait-ce pour lui rendre hommage? Pour s’inspirer de son intensité? De sa lumière? Le Président, qui admirait ce géant, voulait-il, en sa performance du soir sur France 2 dont le décor était tout de noir, "mobiliser, à l’instar du Maître, ce qui nous habite au plus profond"? On nous en assurait l’immense ambition, ne serait-ce qu’en témoignage de respect pour celui qui n’avait jamais aussi bien peint la neige que "lorsqu’enfant il trempa son pinceau dans l’encrier…". Et puis le souverain républicain était habité, nous assurait-on, par une exigence salutaire: il fallait, en ces périodes de noirceur, de guerre, d’épidémie, de crises sur crises, comme il est noir sur noir, il fallait bien que de l’espoir tomba d’en haut. De la clarté en pleine obscurité. De la lumière venue "d’outre-noir…"

On attendait donc beaucoup de l’artiste. Beaucoup trop sans doute. Car il semblait encore épuisé par l’exploit de sa réélection. Le maestro s’emmêle les pinceaux. Il n’a plus la grâce des débuts, 2017 semble loin, sa période bleue oubliée. Le noir peut avoir sa grâce, nous a appris Soulages, mais quand même. Oh certes, à côté d'Emmanuel Macron, les autres ne sont que barbouilleurs, peintres du dimanche, badigeonneurs brailleurs qui tournent autour de lui en psalmodiant "accroche-toi au pinceau, on retire l’échelle". Il s’accroche, donc, précis, minutieux dans les détails, toujours.

Une noirceur sans rien de lumineux

Il a été aux écoles. La main ne tremble pas. Ce qu’il dessine est dans les ensembles, presque fidèle. Presque, car il accentue le trait d’un côté plus que de l’autre. A gauche l’ombre s’estompe, la trace s’efface, alors qu’il surcharge la droite. Ce n’est pas d’aujourd’hui mais c’est plus qu’hier. Comme si la pesanteur - l’illusion de son salut - l’attirait irrémédiablement de ce parti-là. Mais ce qui trouble ce n’est pas qu’il finisse par tomber là où il penche, encore que…

Non ce qui surprend, et pas en bien, hélas, c[...]

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