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La météo de ce début d'été 2021 inquiète les agriculteurs

·4 min de lecture
Photo prise le 15 juillet 2021 montrant le vignoble de Champagne touché par les pluies à côté d'Écueil dans la Marne. (Photo: FRANCOIS NASCIMBENI via AFP)
Photo prise le 15 juillet 2021 montrant le vignoble de Champagne touché par les pluies à côté d'Écueil dans la Marne. (Photo: FRANCOIS NASCIMBENI via AFP)

AGRICULTURE - C’est une période difficile pour les agriculteurs. Les premiers mois de l’été ont été rythmés par le mauvais temps et des températures souvent fraîches pour la saison. Selon nos confrères de TF1, on assiste même au quatrième début d’été le plus pluvieux depuis l’apparition des données météorologiques.

Si ces intempéries ont un impact sur le moral des Français, elles ont aussi de graves conséquences sur le milieu agricole. Dans les médias locaux, de nombreux maraîchers, vignerons ou producteurs s’inquiètent évoquent des récoltes décalées et catastrophiques.

Dans le Bas-Rhin, la moitié du champ de cornichons de Pierre Maurer est détrempée et il anticipe déjà une baisse de 60% de son chiffre d’affaires, selon TF1. En Lorraine, les maraîchers bio évoquent des productions de tomates, d’aubergines ou encore de poivrons “au plus bas”.

“Les plants de tomates sont plus petits que d’habitude”, soupire auprès de France Bleu l’une d’entre elles, Véronique Verdelet, qui se veut toutefois optimiste: la météo pluvieuse “profite au maïs, au céleri, aux carottes et aux betteraves qui sont magnifiques”.

Mêmes inquiétudes dans la Vienne où Christian Rondeleux gère une exploitation de melons. “C’est la pire (saison) que j’ai pu faire”, confie-t-il d’emblée à La Nouvelle République. Il note qu’il n’y a “pas beaucoup de melons dans les champs” et que la moitié de ceux qui restent, malades, devront être jetés”.

Les pluies ont en effet favorisé le développement des maladies et notamment le mildiou, qui apparaît de juin à fin août et cause des dégâts très importants lors des périodes pluvieuses. La maladie s’est aussi développée dans les vignes du Jura, note France Bleu. Une humidité importante qui a d’ailleurs empêché l’utilisation des différents traitements anti-mildiou.

“Depuis le début de l’année, on a tous les extrêmes”

“L’excès d’eau a amené beaucoup de maladies”, confirme au HuffPost le vice-président de la FNSEA Luc Smessaert qui ne cache pas son inquiétude pour les semaines à venir. “On était partis sur une très bonne année, mais le gel et l’excès d’eau du mois de juin sont en train de gâcher une année 2021 qu’on espérait bonne pour se refaire une santé”, souffle-t-il.

Et d’ajouter: “Depuis le début de l’année, on a tous les extrêmes: une période sèche et chaude sur le mois de février et mars, un gel historique à partir de début avril et jusqu’à début mai, puis de nouveau une période sèche en mai et un temps exécrable jusqu’à aujourd’hui avec beaucoup d’eau et des températures relativement basses.”

Une situation également très difficile pour les producteurs de blé. À Sailly, dans les Yvelines, certains agriculteurs n’ont toujours pas pu faire la moisson du blé. “Tous les trois jours il pleut, et le blé, ça met trois jours à sécher, explique le maire de la ville et agriculteur Gérard Beguin au site d’informations Actu. On n’a pas le temps de le récolter”.

Autant d’inquiétudes qui pèsent sur le moral des agriculteurs. “Le moral n’est pas bon”, acquiesce Luc Smessaert. Il y a beaucoup de stress à l’idée de voir sa récolte abîmée tout en sachant qu’on ne peut pas intervenir”.

Des phénomènes climatiques qui agissent comme des amplificateurs

Il s’inquiète notamment pour la santé des agriculteurs. Selon les dernières données disponibles de la Mutualité sociale agricole (MSA), relayée par Libération, 605 paysans se sont ôté la vie en 2015. Un taux supérieur de 12,62% par rapport au reste de la population”, précise le journal.

“Ces phénomènes climatiques sont des amplificateurs et aggravent les situations d’agriculteurs déjà en difficulté”, note Luc Smessaert qui précise que la FNSEA a mis en place “une plateforme d’appel au début de l’année pour accompagner ces agriculteurs”.

Il en appelle désormais à des aides ciblées. “Il y a eu un plan d’aide d’un milliard d’euros au moment des épisodes de gel, rappelle-t-il. Aujourd’hui, on demande des aides pour toutes les zones inondées cet été”. Il indique également que la FNSEA, entre autres, travaille avec le gouvernement pour la mise en place d’un “dispositif plus pérenne”, en identifiant par exemple “de nouvelles variétés de fruits et légumes, en mettant en place de meilleurs moyens de protection et des aides fiscales”.

Fin mai, le gouvernement, qui a lancé un “Varenne agricole de l’eau et du changement climatique”, annonçait se donner “six mois pour rendre l’agriculture plus forte face au réchauffement climatique”. Ils seront attendus au tournant.

À voir également sur Le HuffPost: Avec le mildiou, les jardiniers amateurs en ont gros sur la tomate

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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