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Médias: Nouveau tour de vis à Hong-kong

·2 min de lecture

Guidée par Pékin, la reprise en main des médias s’intensifie dans l’archipel, où les titres de presse indépendants sont de plus en plus rares.

En 2021, Jimmy Lai aura décidément tout perdu. Récemment condamné à vingt mois de prison pour avoir participé aux mouvements pro-démocratie qui ont secoué l’archipel il y a deux ans, ce tycoon hongkongais s’apprête à voir disparaître Next Digital, son propre groupe de presse réputé pour ses positions critiques face au régime communiste. Ses administrateurs viennent en effet d’annoncer leur démission, ouvrant définitivement la voie à son démantèlement. "Cette décision était prévisible depuis l’interdiction de parution de son titre phare, le quotidien pro-indépendantiste Apple Daily, en juin dernier", constate Lian Feng, doctorant en communication.

C’est en tout cas un nouveau coup dur pour la liberté de la presse dans le territoire indépendant de Hong-kong. L’homme d’affaires Jimmy Lai reste par ailleurs sous le coup de plusieurs autres procédures judiciaires pour lesquelles il risque la prison à vie.

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Longtemps considéré comme une exception chinoise en la matière, Hong-kong subit une reprise en main radicale guidée par Pékin, depuis l’adoption en 2020 d’une loi spécifique sur la sécurité nationale. Résultat: rares sont désormais les médias indépendants, librement accessibles. "L’archipel n’offre plus qu’une presse aux ordres", analyse Jean-Pierre Cabestan, professeur de sciences politiques à l’université baptiste de Hong-kong.

Risque de prison à vie

De peur de déplaire aux autorités du parti, un vent d’autocensure souffle dans les rédactions locales de l’ancienne colonie britannique. Même au sein de journaux privés. C’est le cas du South China Morning Post, désormais la propriété du géant du commerce électronique Alibaba, lui-même .

"Sur de nombreux sujets, ses journalistes adoptent une position très ambiguë. La critique y est pour le moins modérée", considère l’universitaire. Pour cause: franchir la ligne rouge, c’est prendre le risque de représailles sévères. rappelle ainsi qu’en un an au moins douze journalistes et défenseurs de la liberté de la presse[...]

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