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Le lycée professionnel se réforme en s'ouvrant à l'entreprise

AFP - JEFF PACHOUD

Sur le modèle de l’apprentissage, l’exécutif veut rapprocher l’enseignement professionnel des besoins des entreprises et en faire une filière reconnue. Un chantier capital pour les métiers en tension.

Relégué dans l’angle mort des débats éducatifs, l’enseignement professionnel est désormais propulsé comme priorité par Emmanuel Macron. "La réforme des lycées professionnels, à laquelle je tiens beaucoup, devra les arrimer en profondeur et en amont avec le monde du travail", . Le chef de l’Etat l’a bien compris, la revalorisation de cette voie d’enseignement "sera absolument clé pour le plein-emploi", son grand objectif d’ici à la fin de son mandat. De fait, à voir les métiers en tension – l’hôtellerie-restauration, la sécurité, les soignants, les personnels de crèche et de maisons de retraite, les techniciens dans la logistique, le BTP, l’industrie –, difficile de comprendre le désintérêt pour les lycées d’enseignement professionnel qui forment un bachelier sur trois (630.000 jeunes), mais ont perdu 10.000 élèves en quinze ans. "Les politiques nationales, qui depuis les années 1990 ont privilégié la voie générale au détriment de la filière professionnelle, ont contrecarré les efforts pour en faire une voie d’excellence", note la .

Un décrochage scolaire élevé et une mauvaise insertion

Pourtant, "l’Insee nous dit que dans les trois ans à venir, la Bretagne aura besoin de couvreurs, d’aides à la personne et de chauffeurs de poids lourds… plus que d’ingénieurs ou de traders", ironise Pascal Vivier, secrétaire général du syndicat de l’enseignement technique. Selon , plus de 58% des patrons ont du mal à recruter, alors que le chômage des jeunes dépasse les 16%. Et que près de 12% des 15-29 ans ne sont ni en emploi ni en formation, soit le double de l’Allemagne et de l’Europe du Nord, où les filières d’enseignement professionnel sont bien plus reconnues. Souvent considérés comme une voie de garage, les lycées pros se retrouvent à gérer trop d’élèves en échec, qui y sont orientés sans regarder les affinités du jeune ou les débouchés. Plus d’un sur dix décroche en route. Et pour ceux qui vont jusqu’au bout, l’entrée dans le monde du travail est laborieuse: selon le minist[...]

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