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L'usine de Bergams, à Grigny, 283 salariés, liquidée sans poursuite d'activités

·2 min de lecture

Le Tribunal de commerce d'Evry a ordonné la liquidation judiciaire sans poursuite d'activité de l'usine de sandwichs et salades de Bergams, à Grigny. Cette décision fait suite à deux mois de grève des salariés contre un accord de performance collective, et à la crise du Covid-19.

La liquidation judiciaire sans poursuite d'activité de l'usine de sandwich Bergams à Grigny, propriété du groupe agroalimentaire Norac, a été annoncée par le tribunal de commerce d'Evry, ce mercredi 17 novembre. L'usine doit donc s'arrêter dès maintenant, et ne bénéficie pas d'un délai de quelques semaines ou mois pour fermer. Une décision ferme, en forme d'épilogue d'une tragédie annoncée. Une activité siphonnée par la crise du Covid-19 en 2020, deux mois de grève et d'arrêt total de la production contre un accord de performance collective à partir de septembre 2021, des procédures devant les tribunaux pour blocage de l'usine... Après ces différentes blessures, le tribunal a estimé que Bergams ne pouvait plus se relever. La décision du Tribunal de commerce indique "que la situation est irrémédiablement compromise". Le texte cite "la pandémie de Covid qui a fait chuter le chiffre d'affaires de 50%", "l'actionnariat qui ne souhaite plus remettre d'argent après des années d'investissement", "la situation sociale difficile", et l'impact de la grève.

Chez les salariés, le choc est violent. Joseph Belinga, employé de Bergams et délégué CFTC ne cache pas son émotion: "C’est dur, on s’y attendait un peu, mais en même temps, vous vous dites que le tribunal vous donnera peut-être un petit espoir pour continuer les activités. Maintenant, on n’a plus qu’à attendre la procédure. C’est dommage, on n’a pas fait grève pour fermer notre entreprise". Le délégué déclare penser que la liquidation était prévue avant même la grève. Depuis le piquet de grève, Catherine Fayet, secrétaire du syndicat Solidaires Essonne, témoigne: "Evidemment, c’est un choc ici. Il y a des couples qui travaillent tous les deux à l'usine. Et là, il n'y a plus de salaire." L'avant-veille de la liquidation, Fatima Bakhakh, déléguée Sud de l’entreprise, affirmait encore à sur le piquet de grève: “On est prêt à travailler dans de bonnes conditions de travail”. Laurent Cotret, avocat de Bergams, décrit lui la liq[...]

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