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Lula au défi de gouverner un Brésil divisé à l’économie affaiblie

AFP - CARL DE SOUZA

Le futur président va affronter de difficiles choix économiques et sociaux, dans un pays qui a négligé son industrie au profit de ses matières premières.

Sur le fil. Avec 50,9% des voix, Luiz Inacio Lula da Silva a remporté le 30 octobre la présidentielle brésilienne face au sortant Jair Bolsonaro. C’est l’écart le plus serré entre deux finalistes depuis la fin de la dictature militaire en 1985. A 77 ans, l’ex-président super populaire, de 2003 à 2010, revient de loin, passé par quinze mois de prison pour une condamnation pour corruption finalement annulée pour vice de forme. "Je vais gouverner 215 millions de Brésiliens, et pas seulement ceux qui ont voté pour moi, a assuré cette figure tutélaire de la gauche, devenue plus centriste. Ce pays a besoin de paix et d’unité". On en est loin après une campagne à couteaux tirés qui a clivé le pays. Et la réticence de son adversaire d’extrême droite à admettre sa défaite n’augure rien de bon.

De fait, Lula devra faire preuve de tous ses talents de négociateur d’ancien syndicaliste métallo pour tenter de gouverner face à un Congrès plutôt acquis à son opposant, ex-militaire plus porté à l’outrance qu’au compromis. Car en même temps que la présidentielle, les Brésiliens ont voté pour le renouvellement des députés, sénateurs et gouverneurs des Etats de la fédération, et les ultraconservateurs ont partout percé. A la Chambre des députés, avec 99 sièges sur 513 conquis par le Parti libéral de Bolsonaro, trois fois plus qu'aux dernières législatives, même si domine toujours le Centrao (148 sièges) une constellation de formations s'alliant au gré des circonstances. Au Sénat, avec une majorité de 14 sièges sur 27 pour le Parti libéral, contre 8 pour le Parti des travailleurs de Lula. Et dans les Etats, où 14 gouverneurs élus sur 27 sont bolsonaristes, dont ceux des Etats stratégiques de Sao Paulo et Rio de Janeiro.

Redresser l'économie, le plus grand défi de Lula

Avec si peu de marge de manœuvre, par facile pour Lula de s’attaquer à son plus grand défi : redresser l’économie, structurellement affaiblie. Elle a connu une parenthèse enchantée de prospérité après le Plan Real de 1994[...]

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