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L'UFC-Que Choisir dénonce l'explosion des factures d'électricité

·2 min de lecture

Le tarif réglementé de l'électricité a flambé de 50% en dix ans selon l'association de consommateurs, qui réclame un moratoire sur le projet de restructuration d'EDF dont elle craint qu'il aboutisse à de nouvelles hausses de tarifs.

L'UFC-Que Choisir a dénoncé jeudi 20 mai une "explosion des factures" d'électricité et demandé un moratoire sur le projet de restructuration d', dont l'association craint qu'il n'entraîne de nouvelles hausses tarifaires. Selon ses calculs, le tarif réglementé de vente (TRV) de l’électricité a connu une hausse de près de 50% en dix ans. "Un ménage moyen chauffé à l'électricité au TRV aura vu passer sa facture d'électricité de 1019 euros à 1522 euros entre 2010 et 2020", estime l'association de défense des consommateurs.

L'association pointe que ne s'expliquent pas seulement par celles de la fiscalité et des coûts de transport et de distribution. "C'est l'organisation même du marché de l'électricité qui est responsable de cette augmentation", citant notamment le mécanisme par lequel EDF est contraint de vendre une partie de son électricité nucléaire à ses concurrents.

Baptisé Arenh ("accès régulé à l'énergie nucléaire historique"), ce mécanisme, très critiqué par EDF qui est contraint de vendre son électricité à bas prix, est plafonné. Il représente un petit tiers de la production d'EDF. "Le rationnement de la quantité d'électricité ainsi disponible a poussé les prix tant du TRV que des offres de marché à croître artificiellement, et frappé très concrètement les consommateurs", estime l'association.

Réglementation mal calibrée

L'effet est direct que ce soit pour les consommateurs ayant recours aux fournisseurs alternatifs (qui augmentent leurs tarifs car ils ne peuvent pas acheter assez d'électricité nucléaire bon marché) que pour les clients d'EDF au tarif réglementé (dont le mode de calcul est conçu pour n'être pas trop compétitif face aux alternatifs).

L'UFC-Que Choisir s'inquiète des négociations actuelles sur l'avenir d'EDF, dont la meilleure rémunération du nucléaire est justement l'un des enjeux. Elle craint de "fortes hausses tarifaires" sur l'accès au nucléaire, qui pourrait devoir supporter l'inflation des coûts de l'EPR de Flamanville (Manche), et demande [...]

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