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L'UE approuve 50 milliards d'aide à l'Ukraine : «Un message fort» envoyé à Vladimir Poutine ?

artjazz/Adobe Stock

«On sait ce qui est en jeu.» Les propos sont signés Charles Michel, le président du Conseil européen, quelques minutes après l’accord scellé à Bruxelles qui porte sur une aide de 50 milliards d’euros à l’Ukraine. Jusqu’alors, l’un des seuls à avoir maintenu des liens étroits avec Vladimir Poutine et la Russie, Viktor Orbán, bloquait les négociations. Mais accusé de chantage, le leader hongrois a cédé. «Cela garantit un financement stable, à long terme et prévisible pour Kiev», s’est félicité Charles Michel. Mais en quoi cet accord européen est-il essentiel pour Kiev ? D’abord, parce qu’il envoie un message d’unité. Les 50 milliards devraient également permettre à l’Ukraine de tenir dans son effort de guerre.

C’est peu de dire que l’attitude de Viktor Orbán agaçait, mais comme l’a observé Courrier international dans sa revue de presse, finalement, «la rapidité du dénouement, positif, a déjoué tous les pronostics», des mots de La Libre. Plus tôt, le Premier ministre polonais avait également mis la pression : «Nous n’avons pas de lassitude sur l’Ukraine, nous avons une lassitude à l’égard d’Orbán.» Mais ce message fort, envoyé à Vladimir Poutine, a été favorisé par deux pays : l’Italie et la France. Politico explique, par exemple, que grâce à ses relations avec le leader d’extrême droite hongrois, la cheffe du gouvernement italien, Giorgia Meloni, a «fait le lien».

De son côté, Emmanuel Macron aurait joué «un rôle clé dans ces négociations». Pour sa part, Volodymyr Zelensky a tenu (...)

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