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L'opposant russe Alexeï Navalny est "très faible", s'inquiètent ses avocats

·3 min de lecture

Le militant russe Alexeï Navalny, privé de soins, est apparu très affaibli à ses avocats qui ont pu lui rendre visite, mardi. Ces derniers ont réclamé son transfert "dans un hôpital civil" à Moscou. Les partisans de l'opposant ont appelé à des manifestations mercredi dans toute la Russie.

L'opposant russe Alexeï Navalny est toujours privé de soins dans un hôpital pour prisonniers tuberculeux. Ses avocats, qui ont pu lui rendre visite, se sont alarmés de le trouver extrêmement affaibli, mardi 20 avril.

L'adversaire du Kremlin, qui a cessé de s'alimenter il y a trois semaines pour protester contre ses conditions de détention, se trouve depuis dimanche soir dans une unité carcérale hospitalière de Vladimir, au nord-est de la capitale russe. Ses proches affirment qu'il risque de mourir à tout moment.

Dans une publication sur Instagram, mise en ligne après la visite de ses conseils, le détracteur le plus en vue de Vladimir Poutine s'est décrit comme "un squelette déambulant dans une cellule".

"Il est très faible, il a du mal à s'asseoir et à parler", a déclaré aux journalistes son avocate, Olga Mikhaïlova, assurant qu'il "ne reçoit pas d'aide médicale" appropriée. Elle a réclamé son transfert immédiat "dans un hôpital civil" à Moscou "pour l'empêcher de mourir".

Ses médecins privés de le voir

Quelques heures auparavant, plusieurs médecins soutenant l'opposant ont été refoulés de l'hôpital sans pouvoir le rencontrer, comme à chaque fois depuis son incarcération début mars.

Dans des déclarations à l'Agence France Presse (AFP), la médecin personnelle d'Alexeï Navalny et dirigeante d'un syndicat d'opposition, Anastassia Vassilieva, a dénoncé une "attitude très irrespectueuse", évoquant son "devoir médical d'aider un patient".

La pression occidentale sur Moscou reste importante mais sans effet. La chancelière allemande Angela Merkel s'est dite mardi "extrêmement préoccupée" et a affirmé travailler pour s'assurer qu'il reçoive des soins appropriés.

Les États-Unis ont, quant à eux, exhorté le même jour, par la voix du Département d'État, la Russie à autoriser des médecins "indépendants" de voir "immédiatement" Alexeï Navalny et l'ont de nouveau prévenue qu'elle subirait des "conséquences" s'il devait lui arriver quelque chose pendant sa détention.

L'intéressé a remercié sur Instagram "l'énorme soutien" qu'il reçoit "de Russie et du monde entier". Il avait été arrêté en janvier, sitôt rentré en Russie après cinq mois de convalescence en Allemagne pour un empoisonnement dont il accuse Vladimir Poutine en personne. Il s'est vu infliger deux ans et demi de prison pour une vieille affaire de fraude qu'il considère comme politique.

Une manifestation attendue mercredi

Les partisans de l'opposant ont appelé à des manifestations dans toute la Russie mercredi, le jour du discours annuel de Vladimir Poutine. Selon eux, des mobilisations auront lieu dans au moins 106 villes en dépit des interdictions des autorités.

Des perquisitions ont, par ailleurs, été effectuées dans les bureaux de l'organisation de Navalny à Krasnoïarsk (Sibérie) et chez le coordinateur du mouvement à Belgorod (sud de Moscou). D'autres cadres ont été incarcérés dans plusieurs autres villes.

Le ministère de l'Intérieur a d'emblée prévenu qu'il prendrait "les mesures qui s'imposent" contre les manifestations non-autorisées.

Avec AFP