La bourse est fermée
  • CAC 40

    5 611,69
    -69,45 (-1,22 %)
     
  • Euro Stoxx 50

    3 599,55
    -41,82 (-1,15 %)
     
  • Dow Jones

    30 814,26
    -177,26 (-0,57 %)
     
  • EUR/USD

    1,2085
    -0,0071 (-0,58 %)
     
  • Gold future

    1 827,70
    -23,70 (-1,28 %)
     
  • BTC-EUR

    29 095,38
    +120,11 (+0,41 %)
     
  • CMC Crypto 200

    701,93
    -33,21 (-4,52 %)
     
  • Pétrole WTI

    52,04
    -1,53 (-2,86 %)
     
  • DAX

    13 787,73
    -200,97 (-1,44 %)
     
  • FTSE 100

    6 735,71
    -66,25 (-0,97 %)
     
  • Nasdaq

    12 998,50
    -114,14 (-0,87 %)
     
  • S&P 500

    3 768,25
    -27,29 (-0,72 %)
     
  • Nikkei 225

    28 519,18
    -179,08 (-0,62 %)
     
  • HANG SENG

    28 573,86
    +77,00 (+0,27 %)
     
  • GBP/USD

    1,3583
    -0,0108 (-0,79 %)
     

Loi «sécurité globale»: des manifestations dans toute la France, heurts à Paris

·3 min de lecture

Des scènes de vandalisme et de violence, ponctuées par des interpellations, ont émaillé la manifestation contre la loi « sécurité globale » ce samedi après-midi à Paris, alors que de nombreux autres rassemblements avaient lieu en France « pour les droits sociaux et la liberté ».

Au total, près de 90 rassemblements étaient annoncés par les organisateurs en France ce samedi. Initialement prévue comme un rassemblement syndical contre la précarité, traditionnellement organisé par la CGT le premier samedi de décembre, la journée a vu s'agréger la contestation contre les violences policières et la proposition de loi « sécurité globale ».

Dans le cortège parisien, le mot d'ordre était « convergence des luttes », rapportent nos envoyés spéciaux Lucie Bouteloup et Bertrand Haeckler. Une convergence des luttes contre la réforme des retraites, contre les lois jugées liberticides, contre l’expulsion des sans-papiers et même pour plus de visibilité des transgenres, lesbiennes et homosexuels.

« C’est important de se battre pour la liberté, pour la liberté de la presse, nos libertés au quotidien, mais aussi contre les violences policières, la violence d’État. Parce que depuis que Macron est arrivé au pouvoir, il y a eu plein de répressions, tout cela est insupportable », estimait Jean-Baptiste, un manifestant, au micro de RFI.

Mais les échanges se sont considérablement tendus entre les forces de l’ordre et les manifestants à mi-parcours du trajet de la manifestation parisienne.

Heurts à Paris et à Nantes

Parti à 14h15 de la porte des Lilas, dans l'est de la capitale, le cortège n'a atteint son point d'arrivée, place de la République, que vers 18h, alors que la plupart des participants avaient déjà quitté les rangs. La manifestation a été ralentie par une série d'incidents, actes de vandalisme et autres feux sporadiques. Vers 19h, la situation était tendue place de la République. Des scooters et du mobilier urbain ont été incendiés sur la place, où les forces de l'ordre tentaient de disperser les derniers participants.

Selon un dernier bilan de la préfecture, 42 personnes ont été interpellées tout au long du parcours dans la capitale. Vingt-et-une d'entre elles ont été placées en garde à vue, a indiqué le parquet de Paris.

Des rassemblements ont également eu lieu à Toulouse, dans le sud-ouest de la France, à Montpellier, dans le sud, à Rennes, en Bretagne, et Strasbourg, dans l’est. Certaines villes craignaient de nouveaux débordements violents. À Bordeaux et Montpellier, les préfets avaient interdit tout cortège dans l'hypercentre. À Lyon, la manifestation n'était autorisée que sur la rive gauche du Rhône.

À Nantes, trois policiers d'une compagnie départementale d'intervention (CDI) ont été blessés lors de la manifestation, dont l'un a été touché par un cocktail molotov, et 16 personnes ont été interpellées, selon les derniers chiffres communiqués par la préfecture de Loire-Atlantique.

Selon les chiffres du ministère de l'Intérieur, les manifestations ont rassemblé en tout 52 350 personnes en France, dont 5 000 à Paris. La semaine dernière, les autorités avaient recensé 133 000 personnes défiler en France, dont 46 000 à Paris. Les forces de l'ordre ont procédé à 64 interpellations sur l'ensemble du territoire, a indiqué le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin qui a salué sur Twitter les « forces de l'ordre mobilisées aujourd'hui, parfois face à des individus très violents ». Les « casseurs cassent la République », a-t-il estimé.