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Le logement, échec patent du gouvernement

·2 min de lecture

Malgré les engagements du gouvernement, les permis de construire de logements collectifs ont reculé dangereusement l’an dernier. Et la pandémie n’explique pas tout.

, présenté mardi 2 février, résonne comme une triste rengaine . Et les choses ne risquent pas de s’arranger. Selon un décompte de la Fédération des promoteurs immobiliers, la construction de logements collectifs décroche fortement avec 181.200 permis de construire déposés en 2020, soit 47.300 de moins que l’année précédente. A Bordeaux, le recul atteindrait même 54%, alors qu’en Ile-de-France la chute est de 26 % si l’on y ajoute les résidences.

La crise du Covid-19 n’explique pas tout. "La baisse atteint 30% depuis 2017 en raison de la complexité administrative, d’une superposition de textes et d’un manque de volonté politique", alerte Alexandra François-Cuxac, la présidente de la Fédération des promoteurs immobiliers. Une potion amollissante qui étire les durées de construction. "Le temps écoulé entre le permis de construire et la livraison d’un immeuble est passé de 4,5 ans, il y a une quinzaine d’année, à 6,5 ans, souligne Norbert Fanchon, président du groupe Gambetta. Or, la durée des chantiers, de 18 à 24 mois, ne s’est pas allongée."

Jusqu'à douze exemplaires de permis de construire à fournir

C’est donc en amont . Peu enclins , les maires multiplient les obstacles. "Comme la demande de pièces complémentaires à joindre au permis de construire, souvent le dernier jour du délai d’instruction, ce qui reporte son obtention", explique un architecte. C’est pourtant illégal. La multiplication des avis est un autre frein. Bâtir un bâtiment oblige à produire jusqu’à 12 exemplaires de demande de permis de construire (pompiers, monuments historiques, accessibilité, concessionnaires de réseau...) qui plus est sur support papier, puisque la digitalisation n’est prévue qu’en 2022. "La numérisation permet d’instruire tous les services concomitamment et non successivement, souligne Denis Dessus, le président de l’Ordre des architectes. Et cela est pour le moins adapté au télétravail qui se généralise." Reste à donner l’impulsion en formant et en équipant les fonctionnaires.

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