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La livre turque chute, et cela pourrait impacter les entreprises françaises et européennes

FLORION GOGA

La Turquie est en proie à une inflation galopante et une érosion de sa monnaie mais son président, Recep Tayyip Erdogan, n’a pas l’intention de freiner la montée des prix. Il assume une politique monétaire peu conventionnelle qui pourrait impacter les entreprises françaises et européennes.

73,5% sur un an. C’est le taux fou de l’inflation en Turquie en mai sur un an. Un chiffre qui serait même “sous-estimé” d’après Deniz Ünal économiste et rédactrice en chef de la collection Panorama du Centre d’études prospectives et d’information (CEPII). Comme partout ailleurs, les prix ont fortement augmenté à cause de la reprise de l’économie post-Covid et de la guerre en Ukraine qui tend les prix du blé mais surtout du pétrole et du gaz russe dont la Turquie est un grand importateur. Dans le pays des sultans, tous les voyants sont au rouge: la livre turque est passée de 0,14 dollar en janvier 2021 à 0,06 dollar en mai 2022 -soit une chute de sa valeur de 23% sur cette période- les capitaux s’enfuient et la population s’enfonce dans la pauvreté à cause de l’inflation.

Face à des conditions économiques très compliquées, la Banque centrale de la République de Turquie devrait logiquement augmenter ses taux directeurs pour freiner l’inflation et la dépréciation de sa monnaie. Mais c’est l’inverse qui se produit depuis plus d’un an. En 2021: les taux directeurs sont passés de 19% à 14%. Recep Tayyip Erdogan, le président turc a encore affirmé ce lundi 6 juin lors d’une conférence de presse: “ce gouvernement n’augmentera pas les taux d’intérêt. Au contraire, nous allons continuer de les baisser”.

Comment expliquer une telle politique monétaire?

“En Turquie, c’est le président qui décide de la politique monétaire et il estime que baisser les taux améliore la compétitivité du pays”, explique Rémi Bourgeot, économiste et chercheur à l’Institut des relations internationales et stratégiques (Iris). Officiellement, le chef d’Etat justifie sa position par une croissance turque de 11% en 2021. Pour autant, l’économie du voisin de l’Europe n’est pas en bonne santé puisqu’elle devrait afficher un déficit commercial de 4% de son PIB en 2022 selon Goldman Sachs et même 8% selon Scope Rating. Les décisions du président semblent paradoxales puisqu'il a tenté de freiner l'érosion de [...]

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