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Lituanie: les frontières avec la Biélorussie au cœur de la visite du président polonais

·2 min de lecture

En visite de deux jours en Lituanie, le président polonais Andrzej Duda a évoqué avec son homologue lituanien Gitanas Nauseda la question migratoire à leurs frontières avec la Biélorussie. Ils espèrent des réponses fermes de la part de l’UE.

« Notre rôle est de protéger les frontières extérieures de l’Union européenne », ont martelé en substance les présidents polonais et lituanien, rapporte notre correspondante à Vilnius, Marielle Vitureau. Et pour remplir leur mission, ils envisagent tous les deux les mêmes moyens : un nouvel arsenal juridique, car le droit européen doit s’adapter à la situation et la construction d’une barrière aux frontières, la toute première des priorités pour Gitanas Nauseda.

Car pour le président lituanien, l’arrivée de 4 000 migrants dans le courant de l’été n’est rien d’autre qu’une attaque hybride menée par Alexandre Loukachenko pour se venger des sanctions européennes.

Sanctions contre le régime d’Alexandre Loukachenko

Le président polonais, Andrzej Duda, veut lui aller encore plus loin. Il faut de nouvelles sanctions contre le régime de Loukachenko et des preuves de solidarité européenne. Les critiques de plus en plus vives concernant le refoulement des migrants à la frontière ont été balayées du revers de la main par les présidents.

En Lituanie, la construction de la barrière a déjà commencé, tout comme le travail de persuasion pour rallier le reste de l’Union à sa cause.

En Pologne, un doublement du nombre de soldats à la frontière avec la Biélorussie

L’information est passée presque inaperçue dans les médias polonais : la Pologne double le nombre de soldats à sa frontière avec la Biélorussie.

Le ministre de la Défense Mariusz Blaszczak a déclaré sur Twitter que près de 6 000 soldats servent actuellement à la frontière polono-biélorusse, précise notre correspondant à Varsovie, Damien Simonart. Il y a seulement trois jours, il tweetait qu’ils n’étaient qu’un peu plus de 3 000.

Ce renforcement militaire coïncide avec le vote au Parlement d’un amendement permettant à la Pologne de refouler les migrants entrés illégalement sur son territoire, sans même traiter leur potentielle demande d’asile. Les députés ont également approuvé la construction d’un mur le long de la frontière dont le coût est estimé à plus de 350 millions d’euros.

Le nombre de tentatives illégales d’entrer en Pologne reste lui très élevé. Les garde-frontières en recensent plusieurs centaines par jour. Et de plus et plus de migrants y parviennent. En témoigne l’inquiétude des autorités allemandes qui voient ces migrants arriver de Pologne et qui souhaitent instaurer à leur tour des contrôles aux frontières entre les deux pays.

►À lire aussi: Mur Pologne-Biélorussie: «Une décision qui va vers la volonté d’un continent sans asile»

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