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Lithium, cuivre, nickel… pourquoi l'indépendance de la France en métaux critiques n'est pas pour demain

FRED TANNEAU / AFP

Avec les transitions numériques et énergétiques, le marché des métaux prend de plus en plus d’ampleur. La France, qui accueillera d’ici à 2027 le projet d’extraction de lithium "Emili", souhaite tendre vers une souveraineté industrielle. Mais son indépendance n’est pas encore à portée de main.

Ils ont le vent en poupe. Les métaux, présents dans nos puces électroniques, nos ordinateurs portables, les panneaux solaires ou encore dans les voitures électriques, pourraient bien devenir la nouvelle lubie des États. Et pour cause: ils sont indispensables aux technologies bas-carbone nécessaires à la transition énergétique. Alors que l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) prévoit une demande de métaux critiques multipliée par quatre d’ici à 2040, qui pourrait mettre à mal l’Europe – encore trop dépendante de la Chine et du continent africain - chacun veut sa part d’or rouge ou d’or blanc. En accueillant à partir de 2027 une des plus grandes mines de lithium en Europe, la France, elle aussi, espère se sevrer de sa dépendance à un approvisionnement extérieur pour ces métaux critiques et recouvrer une souveraineté industrielle.

Un projet trop ambitieux?

1%, voire un peu moins. C’est la part de matières premières spécifiques pour les batteries lithium-ion, les éoliennes et les moteurs électriques que l’Union européenne fournit elle-même, d’après le BRGM, le Bureau de Recherches Géologiques et Minières. Pour le reste, ce sont majoritairement le continent africain et la Chine qui sont aux commandes, cette dernière étant responsable de 98% de l’approvisionnement de l’UE en terres rares entre 2012 et 2016. L’Hexagone n’échappe pas à ce constat implacable. "On recense à l’heure actuelle plus de douze métaux pour lesquels on dépend complètement de l’étranger", illustre Christophe Poinssot, directeur scientifique du BRGM.

Pourtant, dans les sous-sols français, les métaux ne sont pas aux abonnés absents. "Ces métaux, nous les avons presque tous" affirme Frédéric Villiéras, chercheur en physicochimie environnementale à l’Université de Lorraine. "Mais encore faut-il qu’il s’agisse de ressources potentiellement exploitables, avec à la clé, des gains économiques".

Difficile à dire, puisqu’en France, le dernier inventaire minier commence à se faire vieux. "Réalisé dans le[...]

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