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Noël et Nouvel an "rouges" pour les Italiens, néanmoins autorisés à recevoir à la maison

·3 min de lecture
Rue commerçante Via del Corso, avec en arrière-plan l'arbre de Noël sur la Piazza Venezia, à Rome, le 13 décembre 2020

Toute l'Italie sera classée "rouge" -niveau de confinement le plus strict- pour les fêtes de Noël et de Nouvel an, mais les Italiens auront le droit de sortir de chez eux pour participer à un repas de famille à couverts limités, a tranché un décret publié samedi.

"Fermeture à moitié : oui au dîner", "Noël en rouge, avec deux parents" : les journaux italiens ont annoncé la mauvaise nouvelle samedi en insistant sur la possibilité de retrouvailles familiales restreintes pour les fêtes.

Les Italiens pourront en effet se déplacer une fois par jour dans leur propre région pour aller rendre visite à des parents ou des amis, cela en dehors du couvre-feu qui existait déjà (22h00-5h00). Le gouvernement consent à l'invitation à la maison de deux convives, parents ou amis, accompagnés de leurs enfants s'ils ont au maximum 14 ans.

Après des jours de tergiversations, le Premier ministre de l'Italie, l'un des pays les plus affectés par la pandémie de coronavirus, a annoncé vendredi soir un plan de confinement gradué pour les fêtes de fin d'année du 21 décembre au 6 janvier. Il vise à réduire déplacements et rassemblements durant les journées les plus festives, alors que la diffusion du coronavirus reste élevée.

"Nos experts craignent que la courbe de contagion n'augmente pendant la période de Noël", a justifié samedi soir le chef de l'exécutif Giuseppe Conte. Il a concédé que les autorités n'avaient ni les moyens ni la volonté de contrôler le respect des mesures de confinement à domicile, mais il a demandé aux Italiens de respecter la limite de deux invités adultes.

A partir du 24 décembre jusqu'au 6 janvier, tous les bars et restaurants seront fermés mais pourront faire de la vente à emporter, au grand dam des professionnels à qui le gouvernement avait fait miroiter une ouverture pour les fêtes. Pour faire avaler la pilule, de nouvelles aides financières (645 millions d'euros) ont été annoncées pour le secteur.

Cette période sera majoritairement classée "rouge", ce qui implique la seule ouverture des commerces alimentaires, des pharmacies, des bureaux de tabac et de journaux, des librairies, mais aussi des coiffeurs et des blanchisseries. Les célébrations religieuses seront aussi autorisées jusqu'à 22h.

Le gouvernement a néanmoins consenti durant ce confinement quatre journées classées "orange", une bouffée de liberté où tous les commerces pourront rouvrir leurs portes (les 28, 29, 30 décembre et le 4 janvier) jusqu'à 21h00. Les Italiens pourront alors se promener librement dans leur commune, sans autorisation particulière.

Enfin, dès le lundi 21 décembre, il sera formellement interdit de passer d'une région italienne à une autre, sauf pour un motif de santé ou une raison professionnelle, établit aussi le décret.

"C'est bien qu'ils interdisent les départs après le 20 décembre", estimait samedi à la gare centrale de Milan (nord), Claudia Patrone, une avocate de 33, rentrant à Naples (sud). Elle a confié à l'AFP avoir tout fait pour ne pas contaminer ses proches : "j'ai fait un test avant de partir et je suis restée enfermée chez moi sans voir personne".

Michele Lettini, un retraité de 64 ans, estime pour sa part que le décret aurait pu être "plus restrictif". Lui, aurait "étendu la zone rouge à toutes les fêtes pour éviter les contagions".

Quant à Silvia Mazzola, une Milanaise de 62 ans, elle applaudit des restrictions à la consommation, mais avoue que "les règles ne sont pas très claires".

L'Italie, qui compte l'une des populations les plus âgées d'Europe, déplore plus de 68.000 morts depuis le début de l'épidémie.

gab-cm/lb