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"L'Iris blanc": Fabcaro et Didier Conrad racontent le défi de "faire un vrai Astérix"

"L'Iris blanc": Fabcaro et Didier Conrad racontent le défi de "faire un vrai Astérix"

Il est enfin là. L'Iris blanc, le nouvel album d'Astérix, investit ce jeudi les rayons des librairies. Une histoire originale du duo de célèbres Gaulois dessiné par Didier Conrad, qui donne vie à cet univers depuis dix ans, et écrite pour la première fois par Fabcaro. Les deux auteurs étaient présents ce matin sur BFMTV... et admettent un certain trac:

"Ça commence un peu. Le fait de savoir que les gens vont l'avoir dans les mains, les premiers retours..." explique Fabcaro.

Car s'emparer d'Astérix n'est pas une mince affaire. Ce monument de la BD, créé par Uderzo et Goscinny au début des années 1960, a survécu à ses géniteurs. Jean-Yves Ferri s'occupait du scénario depuis dix ans aux côtés du dessinateur Didier Conrad - plus intimidé par la promotion que par la création - qui reprend du service pour L'Iris blanc.

À sa manière, ce quarantième volume résonne avec l'actualité: le méchant de cette nouvelle intrigue est le médecin de Jules César, Vicévertus, chargé de remonter le moral des Romains postés autour du village des Gaulois. Pour cela, il s'en remet à une école de pensée venue de Rome, L'Iris blanc: une méthode de coaching révolutionnaire qui prône la bienveillance, l'épanouissement personnel, le régime végétarien et la méditation.

Un méchant pas comme les autres

Son apparence a été inspirée par deux personnalités bien réelles du monde politique et médiatique français: Bernard Henri-Lévy et Dominique de Villepin.

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"On a travaillé pendant un mois pour arriver à faire ça", raconte le dessinateur, "parce que que c'était l'élément central du bouquin, il devait porter le livre. C'est l'antihéros de l'album."

"Il est ambigu, entre les deux", complète Fabcaro. "D'apparence très douce, mais il est très trouble. Il joue beaucoup sur la séduction, une espèce de charisme, mais à des fins pas très honorbales... comme les hommes politiques!".

"On cherchait des sources, il fallait un personnage qui ait une certaine prestance, une certaine allure", explique Didier Conrad, évoquant le philosophe et l'homme politique qui lui ont servi de modèles. "Mais par rapport à ce qu'on voulait pour les lecteurs il fallait quelque chose de moins orienté, on ne voulait pas les emmener directement dans ces directions-là."

"On nage un peu dans leurs chaussons"

Néanmoins, tous les éléments qui font d'Astérix un favori du public sont là: la potion, les sangliers, la magie, la bagarre... "C'est obligé!", déclare Fabcaro. "Il y a une espèce de cahier des charges qu'on est obligé de respecter, c'est un truc implicite mais il fallait passer par là. Sinon il manque quelque chose au lecteur." L'auteur à l'humour enlevé a-t-il pu malgré tout y poser sa patte?

"Je suis resté sage. Mon obsession, c'était de faire un vrai Astérix, il ne fallait pas faire le malin. J'espère qu'elle y est un petit peu mais j'ai essayé de faire un vrai Astérix avec les vrais codes d'Astérix, essayer de retrouver l'esprit de Goscinny et Uderzo."

"Ce n'est jamais très facile", ajoute-t-il, "ce sont deux génies, deux monstres. On fait ce que l'on peut, mais on nage un peu dans leurs chaussons. C'est compliqué!"

Article original publié sur BFMTV.com