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L'industrie africaine cultive la diversification

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Pour sortir de la dépendance aux matières premières, le continent doit investir dans les bons secteurs, comme celui de la transformation alimentaire.

L'industrie africaine cultive la diversif i cation

AFRIQUE © The Economist Non, la désindustrialisation de l'Afrique n'est pas une fatalité.

Après avoir touché le fond - la part de l'activité manufacturière dans le PIB de l'Afrique subsaharienne avait chuté de 19 à 11 % entre 1975 et 2014 -, l'industrie africaine amorce un rebond. Depuis dix ans, le nombre de travailleurs dans les entreprises du continent augmente régulièrement, pour atteindre 8,4 % des salariés. Même tendance du côté de la production.

Pour pérenniser cette embellie, les dirigeants africains doivent tirer les leçons des échecs passés. Autrement dit, qu'ils évitent les nationalisations, renoncent à subventionner les fleurons nationaux ou à instaurer des barrières à l'importation pour favoriser les industries locales. Mais cela ne suffira pas. Encore faut-il, pour augmenter leur productivité, que les entreprises puissent disposer d'une alimentation électrique stable, d'un personnel qualifié et d'infrastructures solides. Puisqu'ils auront inévitablement à opérer des choix difficiles, les gouvernements doivent opter pour la diversification en sélectionnant des investissements qui affranchissent leurs pays de la dépendance à l'égard des seules matières premières. Ce qui signifie, par exemple, construire des routes reliant les ports aux régions industrielles plutôt qu'à des mines isolées au milieu de nulle part. Certains Etats accordent des incitations fiscales aux entreprises afin de les pousser à investir dans des industries prestigieuses comme la fabrication de voitures. Ils feraient bien mieux de se concentrer sur des objectifs plus modestes, comme la transformation alimentaire pour nourrir la population locale, ou la fabrication de produits banals comme des emballages à l'intention des pays voisins.

Si la gouvernance s'améliore, des multinationales pourraient choisir de construire des usines en Afrique, en s'appuyant sur des fournisseurs locaux. Certes, l'industrialisation de l'Afrique ne prendra pas[...]

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