La bourse est fermée

La liberté d’expression à la tête du client

Il n'est pas de semaine sans que l'on nous oppose la liberté d'expression, soit pour la confisquer soit pour justifier en son nom les pires excès. Tout peut être dit et je le défends haut et fort. Mais comment tolérer en revanche que sévisse sur le service public un pseudo humoriste Frédéric Fromet qui ne fait rire (presque) personne et dont les textes sont abjects et délibérément le plus provocateur possible.

 Voici ce qui repasse à l'antenne actuellement :

"Jésus est PD, membre de la LGBT, du haut de la croix pourquoi l’avoir cloué, pourquoi l’avoir pas enculé"... propos homophobes, blasphématoires et gratuits. Imaginons les mêmes propos pour d'autres religions ? Mais haro sur le catho tout est permis. Le "poète" est un récidiviste puisque cela succède à un sketch écrit il y a plusieurs mois, cette fois à teneur économique et sociale, à l'occasion de la Fête des Entreprises, du même auteur : cette chanson enthousiasmante "J’aime, j’aime, j’aime (…) j’aime ma boîte, j’aime qu’on m’exploite ! Oh oui ! J’aime, j’aime, j’aime l’entreprise, quand elle me sodomise !" C'est donc ces propos qui résument ce que le service public pense des entrepreneurs ?

Service public

On doit avoir le droit de s'exprimer mais pas en ces termes sur une antenne publique, officielle qui représente tous les Français et l'image de la France, le service public veut donc "enculer" tout le monde !? Pire : sans aucune réaction de ceux qui incarnent la puissance publique ? Et le CSA ? Le silence et l'approbation implicite sont presque pires que l’insulte.

Marshall Mac Luhan a écrit "medium is the message", tout est dit.

Quant à la liberté d'expression, il semble bien que ce soit de fait la vox médiatique qui décide de ce que l'on peut dire, pas dire, où, quand, comment, à qui, dans quelles circonstances … et à quel prix ! Car les sanctions varient entre 12.000 et 45.000 euros d’amende selon le profil du condamné (particulier, élu, humoriste) et selon l’orientation de[...]

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