Lexique : gestion alternative

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La gestion alternative désigne les stratégies des gestions différentes des trois classes d’actifs traditionnelles que sont les actions, les obligations et les produits monétaires. Ce type de stratégie a particulièrement été développé au sein des hedge funds, à la sulfureuse réputation, avant d’être adopté par des acteurs plus traditionnels de la gestion d’actifs.

Le principe des stratégies de gestion alternative consiste généralement à trouver des moyens de générer une performance plus régulière que celles offerte par exemple par les marchés d’action : on parle d’objectif de performance absolue.

Pour répondre à ce souci de décorrélation vis-à-vis du marché, certains gérants mettent en œuvre des stratégies d’arbitrage pour jouer sur des écarts de valorisation anormaux entre différents actifs, ce qui peut se pratiquer sur les taux, sur les annonces d’opérations de fusions-acquisitions ou sur des obligations convertibles. Un autre type de stratégie assez fréquent est appelé « long / short equity ». Plutôt que de constituer un portefeuille d’actions classique en se contentant d’acheter ses titres préférés, le gérant prend également, au moyen de produits dérivés, des positions « short », c’est-à-dire vendeuses, sur les actions dont il prévoit la baisse. Il peut ainsi éliminer le risque de baisse du marché, le seul risque étant qu’il ait choisi d’acheter ou de vendre les mauvaises actions. Enfin, citons une autre stratégie souvent utilisée et dénommée « global macro » : cela consiste à choisir de manière totalement opportuniste les instruments sur lesquels appuyer sa performance (taux, devises, matières premières) en fonctions d’anticipations macro-économiques.

Les à-coups des marchés boursiers durant la décennie 2000 ont conduit de nombreux acteurs vers des stratégies alternatives, la stratégie traditionnelle de « buy and hold » (acheter des actions et les conserver sur une très longue durée) se révélant inefficace dans le contexte actuel.