Lexique : forex

Autres termes

Ce terme est la contraction de « foreign exchange », ce qui signifie « marché des changes ». Ce marché de gré à gré est très largement décentralisé. Si Londres est la place principale, des échanges sont aussi organisés à New-York, Tokyo ou encore Singapour, ce qui fait que ce marché fonctionne sans interruption, contrairement aux marchés boursiers marqués par une ouverture le matin et une clôture en fin d’après-midi. L’importance économique du forex est considérable : d’après le sondage triennal effectué par la Banque des règlements internationaux (BRI), les échanges quotidiens moyens sur le forex se montaient à 3.981 milliards de dollars en avril 2010, contre 1.239 milliards à la même période en 2001.

Cette progression est à relier à celle des échanges internationaux. Certains acteurs économiques utilisent en effet ce marché pour couvrir un risque. Pour une entreprise ayant ses coûts en euros et qui remporte un marché libellé en dollars, une baisse du dollar avant le règlement de sa créance va constituer un risque dont elle peut vouloir se protéger. Le forex peut aussi être utilisé à des fins purement spéculatives, pour jouer sur l’évolution des monnaies entre elles. Il est de plus en plus facilement accessible au particulier, via des plateformes de transaction en ligne qui ont pullulé ces dernières années. L’Autorité des marchés financiers (AMF) met régulièrement en garde contre la prolifération de ce type d’intermédiaires œuvrant parfois sans autorisation (lire le communiqué : http://www.amf-france.org/documents/general/10067_1.pdf).

Surtout, le forex reste un marché très difficile à appréhender pour le particulier, les déterminants de l’évolution des cours des devises étant particulièrement complexes à appréhender. Qui plus est, les produits proposés utilisent souvent un effet de levier, qui est parfois extrêmement élevé (jusqu’à 400 pour 1, selon l’AMF). Le risque d’une perte rapide et supérieure à la mise de départ est donc important. A manipuler avec précaution !