Lexique : assurance-vie

Autres termes

L'assurance-vie ne doit pas être confondue avec l'assurance-décès (pour "assurance en cas de décès"), qui permet au bénéficiaire désigné - souvent un descendant - de percevoir une rente ou un capital défini à l’avance à votre décès. L'assurance-vie est avant tout un support d'investissement permettant, moyennant une immobilisation des sommes investies pendant au moins 8 ans, de bénéficier d'avantages fiscaux substantiels sur les plus-values éventuelles.

Certains contrats d'assurance-vie offrent seulement la possibilité d'investir dans des fonds en euros, produits financiers dont le capital est garanti et qui offrent un taux de rendement révisé chaque année. Le taux servi par ces fonds en euros  a reculé depuis quelques années, essentiellement en raison de la tendance baissière de long terme constatée sur taux d'intérêt. Mais l'immense majorité des contrats commercialisés aujourd'hui sont dits "multi-supports" et permettent d'investir sur un grand nombre "d'unités de compte", autrement dit des fonds communs de placement et autres SICAV. En fonction de son profil et de son âge, l'investisseur peut privilégier à sa guise les placements en actions, en obligations ou en produits plus complexes : autrement dit, l’assurance-vie constitue un véritable placement "à la carte", offrant au sein de la même enveloppe une palette d’investissements extrêmement large.

On se réfère souvent à l’assurance-vie comme étant le "placement préféré des Français". Avec des encours d'environ 1 375 milliards d'euros à fin octobre 2011 (source : Fédération française des sociétés d'assurance), force est de constater qu’elle mérite amplement ce surnom. Il faut dire que, lorsqu'il décide de clore son contrat, l'investisseur peut opter entre toucher le capital accumulé par les placements qu’il avait choisi au sein de son assurance-vie ou percevoir une rente. Cette souplesse fait de l'assurance-vie un outil idéal de préparation de la retraite et c’est très souvent dans cette optique qu’elle est utilisée.