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L'Europe paie cher sa dépendance pharmaceutique

·2 min de lecture

En manque de doses de vaccins, l'Union doit pourtant exporter une part de sa production, maîtrisée par les Etats-Unis et le Royaume-Uni. Son opinion publique s'impatiente.

Avant même la reprise de l'épidémie de Covid, la question de l'approvisionnement trop lent de vaccins était une patate chaude en Europe. Du coup, l'hypothèse de bloquer les exportations semblait une solution évidente. Jusqu'alors, les pays de l'Union européenne (UE) ont reçu 70 millions de doses des usines pharmaceutiques installées sur le continent, tandis que 42 millions ont été exportées vers 33 pays. Mais pratiquement rien n'a pu être importé. D'où la question de retenir les livraisons vers des pays comme le Royaume-Uni et les Etats-Unis, qui de leur côté ont bloqué toute vente de vaccins hors de leurs frontières.

Depuis le mois de janvier, il faut donc une autorisation pour exporter des vaccins en dehors de l'Union, ce qui provoque de la paperasserie et des retards de livraison. L'Italie a bloqué 250 000 doses d'Astra Zeneca vers l'Australie, et les Pays-Bas menacent de faire de même avec la Grande-Bretagne. Et si les disputes de chaque côté du channel ont polarisé l'attention, les relations ne sont pas meilleures avec les Etats-Unis, qui ne laissent rien sortir du pays. L'Amérique a notamment imposé un contrôle des exportations sur des éléments constitutifs de la fabrication de vaccins : une usine Merck, en Allemagne, se trouve par exemple à cours de sachets très particuliers pour confectionner des doses. Autre signe de mauvaise humeur, des stocks d'AstraZeneca ont été ostensiblement envoyés au Canada et au Mexique plutôt que vers l'Europe…

Si l'Union voulait se montrer plus ferme avec les Etats-Unis, ce ne serait pas sans conséquence. C'est pour cela que la chancelière Angela Merkel a lancé le 23 mars un avertissement : l'Europe doit se montrer « très prudente » avant de décider d'interdire des exportations. En rétorsion, la Grande-Bretagne a par exemple la possibilité de stopper la production du vaccin Pfizer-BioNTech sur le continent en retenant la livraison d'une matière première indispensable à sa production et livrée à partir d'une usine du Yorkshire.

Dé[...]

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