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L'Europe n'a pas à rougir face au plan de relance américain

·2 min de lecture

Si le plan Biden est en apparence bien plus important que celui des Vingt-Sept, c'est parce qu'il comprend des dépenses sociales déjà assurées en Europe, qui se focalise sur le long terme.

L'Europe n'a pas à rougir face au plan de relance américain

Face au plan de relance à 1 900 milliards de dollars de Joe Biden (plus de 10 % du PIB des Etats-Unis), l'action de l'Europe pourrait paraître modeste et susciter un appétit pour un nouveau stimulus budgétaire. D'autant que l'effet du « paquet Biden » se combinera avec la reprise plus rapide de l'économie américaine, promettant de faire grimper de façon enviable les indicateurs de croissance aux Etats-Unis dès le printemps. Mais si transposer à l'Europe l'approche américaine paraît tentant, ce serait ignorer les limites de l'expérience lancée à Washington.

De fait, les Etats-Unis sont condamnés à des relances massives en cas de difficulté conjoncturelle, parce que leurs « stabilisateurs automatiques » sont trop faibles. Ainsi, en 2014 - année jugée « normale » -, l'assurance chômage y indemnisait un peu plus de 20 % des sans-emploi, contre près de 40 % dans l'Union européenne (voir graphique). Donc, en cas de coup dur, le Congrès est forcé de vite convenir de mesures pour pallier l'insuffisance du système de soutien. L'Europe, grâce à ses mesures de chômage partiel, qui ont dû être étendues mais qui préexistaient à la crise, a pu, discrètement mais efficacement, maintenir dans l'emploi beaucoup de ceux qui ont été frappés.

Et le stimulus américain est de court terme. Le chèque de 1 400 dollars par Américain aura un effet momentané et l'extension de l'indemnisation fédérale du chômage s'arrête en octobre.

Surtout, l'ampleur même de ce stimulus est risquée : il devrait faire passer les Etats-Unis par une phase de surchauffe qui fait repartir les anticipations d'inflation et augure une hausse des taux d'intérêt. Voilà qui menace d'affaiblir un argument puissant en faveur du plan Biden sur le plus long terme pour remettre à niveau les infrastructures et avancer dans la transition énergétique : si les taux à long terme ne sont plus négatifs, cet effort sera plus difficilement financé.

Un obstacle pour le vote, a[...]

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