Les pistes pour améliorer le fonctionnement des mutuelles étudiantes

Qualité de service médiocre, fonctionnement incompréhensible… les critiques à l'encontre des mutuelles étudiantes ne manquent pas. Dans un rapport publié en fin d'année dernière, des sénateurs ont rappelé les principales carences du système et proposé des pistes pour l'améliorer.

Les auteurs soulignent notamment le niveau de complexité "abracabrant" des modalités d'affiliation. Par exemple, selon son âge ou la profession de ses parents, l'étudiant peut être obligé de cotiser à une mutuelle étudiante, ou rester couvert par la sécurité sociale de son père ou de sa mère.

L'intéressé doit ensuite faire un choix entre deux centres de sécurité sociale : soit la LMDE, qui couvre tout le territoire national, soit l'une des dix mutuelles régionales (SMEREP pour la région parisienne, MEP pour les régions Languedoc-Roussillon et Paca…). Ces organismes leur proposent aussi une complémentaire santé facultative.

Un système qui n'est compris par tous les étudiants, comme l'avait révélé une enquête de l'UFC Que Choisir, publiée en septembre dernier. Sur les 837 personnes interrogées, plus d'un tiers pensaient que la souscription à la complémentaire santé était obligatoire.

Les sénateurs s'appuient d'ailleurs sur cette étude de l'association de consommateurs pour épingler les dysfonctionnements en matière de service rendu aux étudiants. L'UFC avait dénoncé les délais d'attente excessifs pour recevoir sa carte vitale (parfois supérieurs à 3 mois) et la difficulté des étudiants à obtenir des réponses à leurs questions, que ce soit par téléphone, par e-mail ou en agence .

Pour régler ces problèmes, les sénateurs suggèrent au gouvernement de mobiliser les établissements d'enseignement supérieurs, qui sont au cœur du dispositif puisque l'affiliation à une mutuelle est concomitante à l'inscription universitaire. Le but : uniformiser ...

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