Les petits secrets de Nasser al-Khelaïfi, nouveau président du PSG

Pas le genre à hurler dans les tribunes, encore moins à insulter l’arbitre… Le très discret Nasser Ghanim al-Khelaïfi (qui n’a pas souhaité rencontrer Capital) est un homme affable, toujours tiré à quatre épingles, qu’il soit en costume gris ou en thobe et keffieh blancs. L’ex-tennisman qatarien de 38 ans n’en est pas moins devenu un redoutable conquérant du sport-business. Sa campagne de France tient de la razzia : en dix mois, il a pris le contrôle du PSG, affolé le mercato avec 147 millions d’euros dépensés en nouveaux joueurs (un record en Europe), lancé la nouvelle chaîne française beIN Sport, repris le club Paris Handball… Tout cela grâce aux pétrodollars de son boss et ami de 32 ans, Tamim ben Hamad al-Thani, prince héritier du Qatar et patron de l’inépuisable fonds souverain QIA. Ça aide…

Son «non» à Nicolas Sarkozy. «Nasser, maintenant tu dois racheter Orange Sport !» C’est l’ancien président de la République qui parle. Nous sommes en juillet 2011, Nasser al-Khelaïfi vient de mettre la main sur le PSG. Fan assumé du club parisien, Nicolas Sarkozy tient à le féliciter en personne. Au passage, il en profite pour lui «suggérer» un autre investissement, Orange Sport donc. Une invite pas tout à fait fortuite. Stéphane Richard, président de France Télécom et proche de Sarkozy, veut en effet se débarrasser de cette filiale lourdement déficitaire lancée en 2008 (elle sera arrêtée en juin 2012). Hélas pour eux, le dirigeant qatarien n’a pas mordu à l’hameçon. A la place, il a préféré créer ex nihilo la chaîne sportive beIN Sport. Autre éconduit, David Douillet. L’ancien ministre des Sports voulait, quant à lui, que Nasser al-Khelaïfi entre au capital du Stade de France. Il n’a pas eu plus de succès.

Son partenaire de tennis providentiel. Lorsqu’il a achevé sa carrière de tennisman professionnel, il y a dix ans, Nasser n’était que 995e au classement ATP. Pas terri­ble, certes, mais il était quand même le premier Qatarien à ...

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