Les petits secrets de Fabrice Brégier, nouveau P-DG d’Airbus

Propulsé à la tête de l’avionneur début juin, après vingt ans passés dans la galaxie EADS, le dernier du clan Jean-Luc Lagardère reste un patron méconnu.

Six ans qu’il attendait ça. Depuis juin, c’est le Français Fa­brice Brégier qui pilote Airbus. Une consécration pour cet X-Mines de 51 ans qui a fait toute sa carrière dans la galaxie Matra, puis à EADS, à la tête des missiles MBDA ou des hélicos d’Eurocopter. En 2006, il avait vu le poste lui passer sous le nez, attribué à Tom Enders au nom du délicat équilibre franco-allemand. Aujourd’hui, et après le fiasco de la fusion avortée entre EADS et British Aerospace, Brégier se retrouve en position de force au sein d’un groupe où Airbus reste le premier business. Mais les défis ne manquent pas : ce Dijonnais très réservé et peu médiatique doit à la fois gérer les déboires de l’A380, dont les problèmes de microfissures ont conduit à de nombreux reports de commandes, et faire sortir de l’usine en temps et en heure le nouveau long-courrier A350, tout en gardant l’avance prise sur Boeing dans le moyen-courrier avec l’A320 Neo.

Aéronautique: le pdg d'Airbus affiche sa sérénitéLe pdg d'Airbus, Fabrice Brégier, affiche sa confiance en l'avenir après une année 2012 meilleure que prévu, bien que l'avionneur européen ait perdu sa place de numéro un mondial du secteur au profit de son rival américain Boeing. Durée: 01:14.

Sa jeunesse studieuse à Dijon. Les Grésilles, ses barres d’immeubles, ses parkings, ses pelouses râpées… C’est dans ce quartier peu riant de l’est de Dijon, précisément dans une barre HLM de 300 logements baptisée Les Lochères, que ce fils d’un professeur de physique a grandi. Une adresse pas pire qu’une au­tre pour qui aime plancher des heures devant des exercices de maths – «Une passion», dixit Brégier – et se distraire en allant jouer au foot en bas de l’immeuble. «On était heureux, car il y avait de l’espoir, une volonté de reconstruire le pays», se souvient l’ancien lycéen, mention très bien au bac. Partir ? A l’heure de faire une prépa maths sup, il a boudé Paris et ses prestigieux Louis-le-Grand et Henri-IV, leur préférant son douillet lycée Carnot de Dijon. Et, bien sûr, il a décroché Polytechnique, dont il est sorti parmi les dix premiers, avant d’intégrer le ...

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