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"L'enseignement supérieur privé profite de son agilité pour grandir"

INTERVIEW - Martine Depas et Ambroise Boissonnet quittent la Financière de Courcelles pour rejoindre la banque d’affaires indépendante Amala Partners. Ces experts de l’éducation et de la formation, qui ont accompagné de nombreuses opérations ces dernières années, livrent les clés de ce marché dynamique.

Challenges: Pourquoi rejoindre une banque d’affaires créée il y a tout juste deux ans?

Martine Depas, senior partner chez Amala: nous avons la volonté de pouvoir accompagner des deals plus importants, avec une vision long terme, et la possibilité de suivre nos clients dans la durée. C’est la philosophie de Jean-Baptiste Marchand, le fondateur d’Amala Partners, qui a accompagné la CCI de Lyon dans l’ouverture du capital de l’emlyon.

En 20 ans, les étudiants de l’enseignement supérieur privé ont doublé, et même triplé dans les écoles de commerce. Comment expliquer cet essor?

Ambroise Boissonnet, directeur chez Amala: C’est un secteur avec des acteurs très agiles qui ont su développer une offre là où l’université n’était pas très présente, comme les formations professionnelles dans le digital, mais aussi les formations artistiques ou audiovisuelles, les métiers de la beauté ou de la vente. Leurs propositions répondaient bien aux besoins des entreprises, avec par exemple les contrats de professionnalisation, là où l’université s’est longtemps tenue à distance du monde professionnel. C’est d’ailleurs ce qui explique qu’aujourd’hui ces mêmes acteurs sont très en pointe sur l’apprentissage.

Qui sont les acteurs qui composent le tissu de l’enseignement privé?

Martine Depas: La France est un pays très libéral en ce qui concerne l’enseignement supérieur, bien plus que le Royaume-Uni où il y a peu d’opérateurs privés sur ce segment. A l'origine, il s’agissait souvent de petites écoles, créées localement par des entrepreneurs, et qui étaient très rentables. Depuis, ils ont cherché à s’adosser à des opérateurs plus grands ou à revendre leur entreprise. Aujourd'hui, on trouve une quinzaine d’acteurs qui réalisent plus de 50 millions d’euros de chiffre d’affaires, sans compter ceux du secteur de la santé. Et enfin quelques groupes internationaux sont valorisés plus d’un milliard d’euros.

On assiste aujourd’hui à une consolidation du secteur. Selon quelle logique?

Ambroise Boisso[...]

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