La bourse ferme dans 7 h 2 min
  • CAC 40

    6 248,00
    +13,86 (+0,22 %)
     
  • Euro Stoxx 50

    4 004,46
    +11,03 (+0,28 %)
     
  • Dow Jones

    34 035,99
    +305,10 (+0,90 %)
     
  • EUR/USD

    1,1986
    +0,0010 (+0,08 %)
     
  • Gold future

    1 767,00
    +0,20 (+0,01 %)
     
  • BTC-EUR

    51 518,50
    -1 449,05 (-2,74 %)
     
  • CMC Crypto 200

    1 375,82
    -5,13 (-0,37 %)
     
  • Pétrole WTI

    63,39
    -0,07 (-0,11 %)
     
  • DAX

    15 351,88
    +96,55 (+0,63 %)
     
  • FTSE 100

    7 009,38
    +25,88 (+0,37 %)
     
  • Nasdaq

    14 038,76
    +180,92 (+1,31 %)
     
  • S&P 500

    4 170,42
    +45,76 (+1,11 %)
     
  • Nikkei 225

    29 683,37
    +40,68 (+0,14 %)
     
  • HANG SENG

    28 969,71
    +176,57 (+0,61 %)
     
  • GBP/USD

    1,3751
    -0,0034 (-0,24 %)
     

L'Ecole des Beaux-Arts de Paris, un temple de créateurs

·2 min de lecture

Jean de Loisy, directeur des Beaux-arts de Paris, nous guide dans ce joyau architectural et son dédale d’œuvres qui ont inspiré la pédagogie maison. Ses ateliers perpétuent une excellence bien vivante.

Entre la rue Bonaparte et le quai Malaquais, à Paris, l’Ecole des beaux-arts occupe un territoire de plus de 2 hectares sur la rive gauche de la Seine. Au fil du temps, des bâtiments se sont greffés les uns aux autres. Ils composent un ensemble harmonieux. C’est pourtant un patchwork d’architectures… Ainsi, les vestiges d’un couvent du XVIIe siècle côtoient-ils une structure conçue après-guerre par Auguste Perret. Le visiteur qui pénètre par la rue Bonaparte, l’entrée des élèves, découvre face à lui le Palais des études. Il a été élevé en 1832, peu après l’installation de l’établissement sur le site. Sa façade entremêle les styles. Légèrement en retrait, le bâtiment des Loges, néoclassique, est le premier édifice construit, dès 1822, pour les Beaux-arts.

687 plp Beaux arts 
jean de Loisy
687 plp Beaux arts jean de Loisy

Jean de Loisy (A. Thibault/SP)

J’ai toujours été sensible à la poésie qui émane des lieux. Quand j’étais étudiant à l’Ecole du Louvre, un professeur nous conduisait à la chapelle des Petits-Augustins. Avec le cloître voisin, son élément le plus ancien, il s’agit des restes d’un couvent établi par Marguerite de Valois. A l’intérieur, se bousculent des moulages de sculptures de Michel-Ange, une reproduction de la chaire de la cathédrale de Pise, etc. Pour notre professeur, c’était l’occasion d’une leçon d’histoire de l’art in situ. La chapelle des Petits-Augustins est un des endroits les plus magiques que je connaisse. En 2009, l’artiste d’origine chinoise Huang Yong Ping – disparu en 2019 –, l’avait peuplée d’animaux naturalisés, rescapés de l’incendie de la maison Deyrolle. J’étais l’ordonnateur de cette troublante Arche de Noé.

Au fond de la nef, une immense toile couvre le mur : une copie fidèle du Jugement dernier, la spectaculaire fresque de Michel-Ange qui décore la Chapelle Sixtine. En 1834, le peintre Xavier Sigalon avait été dépêché à Rome pour la reproduire grandeur nature. Il y a travaillé plus de trois années, peignant successivement trois laies. Elles ont été assemblées à leur retour à Paris. Il ne les[...]

Lire la suite sur challenges.fr

A lire aussi