Le marché du high-tech dégringole malgré l'essor des smartphones et des tablettes

La crise n'a pas épargné le secteur high-tech en France. En 2012, les ventes de biens technologiques ont chuté de 6%, à 15,8 milliards d'euros, selon des chiffres publiés par le cabinet d'études Gfk. Une accélération de la baisse, après le repli de 4,7% enregistré l'année précédente.

Ce lourd recul est lié, en grande partie, à la dégringolade des ventes de téléviseurs. Seulement 6,7 millions d'unités ont été écoulées sur l'année, ce qui représente un plongeon de 23%. Il faut dire que 2011 avait été une année record, dopée par le passage au "tout numérique" et par la généralisation des écrans plats.

A l'inverse, les smartphones ont continué leur essor. 13,5 millions de ces téléphones multifonctions ont été écoulés, contre 11,4 millions en 2011 (+18%). Détail intéressant : les ventes de mobiles sans abonnement ont été multipliées par 5, et représentent désormais 15% du marché. Un phénomène qui s'explique par la multiplication des offres sans engagement, suite à l'arrivée de Free Mobile.

Le marché des tablettes est, lui aussi, en plein boom. Les ventes d'iPad et d'appareils concurrents se sont envolées de 140%, pour atteindre 3,6 millions d'unités. Elles dépassent presque celles d'ordinateurs portables, qui ont, dans le même temps, glissé de 9%, à 3,8 millions.

Cette tendance ne signe toutefois pas la fin de l'ère des ordinateurs personnels. "70 % des Français jugent que la tablette ne remplace pas leur PC," souligne Tristan Bruchet, analyste chez Gfk. En effet, de plus en plus de foyers sont désormais multi-équipés : leur nombre a quasi doublé en 3 ans, passant de 5,2 à 9,4 millions.

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