Le marché auto européen poursuit sa descente aux enfers

La série noire continue pour le marché automobile du vieux continent. En janvier, les immatriculations de véhicules neufs ont chuté de 8,7% dans l'Union européenne par rapport à la même période de l'année précédente. Il s'agit du plus faible mois de janvier depuis que l'Association des constructeurs automobiles européens (ACEA) a commencé à compiler ces données, en 1990.

Le marché français est l'un de ceux qui souffrent le plus. Les ventes y ont dégringolé de 15,1% le mois dernier, à 124.798 unités. Une baisse à deux chiffres est aussi observée en Italie (-17,6%), en Suède (-15,9%) ou encore en Finlande (-28,2%), la palme revenant à la Grèce avec un plongeon de 34,5% sur un an.

Seuls quelques pays résistent, à l'image du Royaume-Uni (+11,5%) ou du Danemark (+14,5%). Au total, sur les 27 membres de l'union, 7 affichent encore des ventes en hausse sur un an.

Du côté des constructeurs, les tricolores restent à la traîne. En particulier le groupe PSA, dont les immatriculations sont en recul de 16,3% en janvier (-16,6% pour Peugeot, -15,9% pour Citroën). Celles de Renault glissent de leur côté de 5,6%, la chute des ventes de la marque au losange (-10%) étant en partie amortie par la hausse de celles de Dacia (+8,8%).

Les fabricants allemands spécialisés dans le haut de gamme sont parvenus à limiter la casse. Si les ventes de Volkswagen ont dérapé de 5,2%, celles de sa filiale Audi se sont repliées de seulement 1,9%. Daimler (maison-mère de mère de Mercedes) et BMW affichent même des progressions (+3,7% et +6,6% respectivement).

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