Le CAC 40 s’enfonce et se retrouve dans le rouge en 2013

Sans véritable direction en début de séance, la Bourse de Paris a brusquement décroché en début d’après-midi, alors que les craintes d’instabilité politique resurgissent en Europe. A 15h30, le CAC 40 chutait de 1,81%, à 3.627,98 points, effacant le restant des gains accumulés en 2013. Depuis le 1er janvier, la performance de l’indice parisien devient négative (-0,40%).

La remontée de Silvio Berlusconi dans les sondages, à l’approche des élections générales italiennes, et les accusations de corruption du chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy, continuent de peser sur la tendance aujourd’hui.

En particulier, les banques étaient pénalisées par la hausse des taux italiens et espagnols. Lanterne rouge du CAC 40, Crédit Agricole reculait de 4,77%, suivi de Société Générale (-4,23%), BNP Paribas (-3,31%) et Axa (-2,95%).

Autre grand perdant du jour, Vinci abandonnait 3,91% à 15h30. Le géant du BTP et des concessions a dégagé un résultat net de 1,92 milliard d’euros en 2012, en hausse de 0,7%, pour un chiffre d’affaires de 38,6 milliards, en progression de 4,5%. En revanche, dans un contexte économique difficile, le groupe a indiqué qu’un ralentissement des commandes ne pouvait être exclu en 2013, dans la mesure où il comptait privilégier les marges sur les volumes.

Face au vent, l’action ArcelorMittal se démarquait de toutes les autres, grâce à une performance de 2,41%. Certes, le premier sidérurgiste mondial a dévoilé une perte nette de 3,7 milliards de dollars sur l'année 2012, mais la direction a dit anticiper une amélioration de la demande en 2013 et une légère hausse des marges, grâce à un plan de réduction des coûts.

Résistante, l’action EADS conservait 0,07%. Le conseil d'administration va proposer de nommer l'ancien PDG de Thales, Denis Ranque, au poste de président indépendant du groupe européen d'aéronautique et de défense.

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